Publié le vendredi 6 mars 2009

Lancement de la sonde Kepler en quête d'exoplanètes soeurs de la Terre

06 03 2009

( Romandie News ) - WASHINGTON - La Nasa a lancé vendredi soir la sonde américaine Kepler, première mission américaine pour chercher des planètes similaires à la Terre hors du système solaire dans notre galaxie, la Voie Lactée, selon les images en direct de la télévision de la Nasa.

La fusée Delta 2 s'est arrachée de son pas de tir sur la base militaire de Cap Canaveral en Floride (sud-est) comme prévu à 22H49 locales (03H49 GMT samedi) par une belle nuit avec des conditions météo quasi parfaites.

Le premier des trois étages a fonctionné 4,5 minutes propulsant le lanceur à 21.800 km/heures à 125,9 km d'altitude avant de se séparer.

Le second étage s'est allumé pendant cinq minutes amenant le troisième étage, qui transporte Kepler en orbite circulaire, à 185 km d'altitude et ce moins de dix minutes après le lancement.

Après 43 minutes, le moteur du second étage s'est rallumé pendant quelques minutes avant la séparation avec le troisième étage dont le moteur a fonctionné pendant cinq minutes. Peu après ou 62 minutes après le lancement, Kepler s'est séparé à 721,53 km d'altitude.

Après sa mise en orbite héliocentrique qui la fait suivre la Terre autour du soleil, Kepler n'a pas eu besoin de correction supplémentaire de trajectoire.

(©AFP / 07 mars 2009 04h55)




La Nasa confirme le 11 mars pour le lancement de la navette Discovery

06 03 2009

( RomandieNews ) - WASHINGTON - La Nasa a confirmé vendredi qu'elle allait tenter de lancer la navette Discovery vers la Station spatiale internationale (ISS) le mercredi 11 mars et ce après quatre reports, ont annoncé les responsables de la mission.

Le lancement de l'orbiteur avec sept astronautes à bord dont un Japonais, est prévu à 21H20 locales (01H18 GMT jeudi) du Centre spatiale Kennedy près de Cap Canaveral en Floride (Sud-est).

Cette décision a été annoncée à l'issue d'une réunion des responsables de la mission pour déterminer l'état de préparation de la navette et de son système de lancement.

Ce feu vert a été donné après un examen approfondi des données des tests et inspections des valves de régulation du flot d'hydrogène gazeux entre le réservoir externe et les trois moteurs de l'orbiteur.

Lors du dernier tir de la navette Endeavour en novembre, une des trois valves s'est fissurée sans mettre en danger l'équipage.

Mais la Nasa voulait être sûre que cela ne risquait pas d'avoir des conséquences potentiellement catastrophiques si cela devait se reproduire.

"Nous sommes totalement prêts pour un lancement le 11 mars", a indiqué Bill Gerstenmaier, responsable des opérations spatiales de la Nasa, lors d'une conférence de presse.

Si, pour des raisons techniques ou à cause de la météo, le lancement devait être reporté, la Nasa essayera jusqu'au 16 mars en renonçant à deux des quatre sorties orbitales prévues de manière à ce que la navette puisse se désamarrer de la Station suffisamment tôt pour laisser la place à un vaisseau russe Soyouz, a-t-il indiqué.

John Shannon, le responsable du programme de la navette, a expliqué que les ingénieurs avaient trouvé un moyen d'inspection très efficace permettant de détecter la moindre petite fissure dans les valves.

"La navette est en parfait état", a-t-il assuré devant la presse.

Mike Leinbach, le directeur du lancement s'est dit quant à lui "très confiant pour la tentative de lancement mercredi soir".

Bill Gerstenmaier a également indiqué que les débris ayant résulté de la collision le 11 février entre deux satellites commerciaux, un américain et un russe, avaient augmenté le risque d'impact "catastrophique avec la navette" de 6%. En tenant compte de débris d'autres sources, le risque s'est accru de 8% au total, a-t-il précisé.

Il s'agira du premier lancement d'une navette spatiale en 2009 dont la mission de 14 jours est destinée à livrer et à installer la quatrième et dernière paire de double antennes solaires de l'ISS.

Cette antenne est nécessaire pour produire suffisamment d'électricité pour effectuer toutes les expériences scientifiques des laboratoires européen et japonais installés en 2008 et répondre aussi aux besoins d'un équipage permanent de l'avant-poste orbital devant passer de trois actuellement à six personnes à compter de mai.

Au total neuf vols sont encore prévus pour achever la construction de l'ISS -- un projet de 100 milliards de dollars auquel participe 16 pays-- et effectuer la dernière mission d'entretien de Hubble prévue en mai.

Les trois navettes de la flotte seront en principe mises hors service le 30 septembre 2010, le dernier vol étant programmé le 16 septembre.

(©AFP / 06 mars 2009 22h56)




Un accident de la route fait un mort au Lac-Saint-Jean

06 03 2009

( La Presse Canadienne ) - MONTREAL - Un accident de la route a fait un mort et plusieurs blessés, vendredi, en fin d'avant-midi, à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, au Lac-St-Jean.

La chaussée glissante pourrait être à l'origine de l'accident qui a impliqué une fourgonnette transportant au moins cinq personnes. Le véhicule est entré en collision frontale avec une camionnette conduite par un conducteur circulant seul sur la route 170.

Parmi les blessés, quatre seraient dans un état grave, dont un enfant âgé de 2 ans.

Les policiers ont déclaré que la chaussée devenue glissante à cause d'une faible pluie vendredi matin pourrait avoir causé l'accident.




Le président de la FTQ dit avoir demandé à Dupuis de partir

06 03 2009

( Lia Lévesque - La Presse Canadienne - Montréal ) - Le président de la FTQ, Michel Arsenault, a bel et bien demandé au directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis, de quitter son poste, après qu'il eut été mis au courant de ses dépenses exagérées. Depuis, les règles de gouvernance ont été changées à la FTQ-Construction et il estime avoir fait maison nette.

Le président de la plus importante centrale syndicale du Québec a brisé le silence, vendredi, dans une entrevue exclusive à La Presse Canadienne sur la controverse entourant l'ancien directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis, qui a fait l'objet de reportages à Radio-Canada et dans La Presse.

«Le ménage s'est fait dans deux semaines. Moi, quand j'ai été convaincu comme président de la FTQ qu'il y a eu du laxisme, de l'exagération dans les comptes de dépenses, j'ai demandé à Jocelyn Dupuis de quitter la FTQ-Construction», a lancé M. Arsenault d'un ton ferme.

Radio-Canada a évalué à 125 000 $ en six mois les dépenses de M. Dupuis, à l'époque.

M. Arsenault admet que les dépenses de M. Dupuis ont été approuvées par la FTQ-Construction, mais pas par la FTQ. A la FTQ, les syndicats sont autonomes, explique-t-il.

Quant à savoir si ce processus d'approbation des comptes de dépenses et d'émission des chèques à la FTQ-Construction était normal, M. Arsenault réplique que «c'était le processus à l'époque, basé sur la confiance des gens».

Le chef syndical insiste sur le fait que ce processus a été changé depuis. «J'ai exigé des explications et également des correctifs à leur système de paiement et de finances», relate-t-il.

«En deux semaines on a corrigé le tir. En deux mois on a établi de nouvelles règles de gouvernance», se targue-t-il, estimant que le ménage a été fait depuis et qu'il a pris ses responsabilités dès qu'il a été mis au courant des faits.

Par ailleurs, il nie catégoriquement que la Sûreté du Québec l'ait informé de l'existence d'une enquête dans le cadre de laquelle le nom de M. Dupuis aurait été soulevé.

( Remarque de Marcel Charland - Blogue-Média ) - Ce que Michel Arseneault ne dit pas c'est que Dupuis a quitté son poste avec un bonus de 140 000 $, ce qui lui permet notamment de passer l'hiver en Floride.




Red Bull
Plusieurs citoyens emboîtent le pas

06 03 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - Plusieurs résidents de Québec répondent à l'initiative lancée par le maire Labeaume, qui a invité la population à acheter des produits Red Bull vendredi dans l'espoir de convaincre la compagnie de présenter de nouveau le Red Bull Crashed Ice à Québec.

Les dépanneurs ont enregistré des ventes inhabituelles de la boisson énergisante vendredi matin.

Les politiciens de la région ont aussi répondu à l'invitation du maire. La députée péquiste Agnès Maltais a acheté une cannette de Red Bull, mais admet qu'elle ne la boira pas et qu'il s'agit là d'un geste symbolique.

Mme Maltais, qui représente les citoyens du Vieux-Québec parmi lesquels on retrouve les principaux opposants à la tenue de cet événement dans la côte de la Montagne, espère que les négociations en cours vont permettre d'atténuer les problèmes causés aux résidents du secteur.

L'adéquiste Gérard Deltell s'est aussi procuré le produit vendredi matin.

Pour sa part, le ministre responsable de la région, Sam Hamad, a plutôt décidé d'arborer le chandail du Red Bull Crashed Ice, signé par ses collègues du caucus et par le premier ministre Jean Charest. « C'est pas la canette dont je vais faire la promotion, c'est l'événement », souligne-t-il. Le chandail sera expédié aux dirigeants de Red Bull lundi. « Je veux même les appeler pour leur dire notre soutien et notre souhait que cet événement se tienne à Québec », déclare M. Hamad.

Stratégie efficace?

Frank Pons, professeur de marketing à l'Université Laval, estime pertinente l'approche du ministre Hamad visant à soutenir l'événement plutôt que l'achat de la boisson énergisante. Selon lui, encourager l'achat de cannettes ne changera pas grand-chose à la décision de Red Bull de tenir ou non l'événement à Québec.

M. Pons croit que Red Bull souhaiterait plutôt que cesse la controverse autour de la tenue de la compétition de patinage extrême dans le Vieux-Québec. Une journée consacrée à l'achat de la boisson Red Bull, un produit controversé en raison de risques pour la santé, risque d'étirer la controverse. « Je pense que ce que la compagnie préférerait, c'est ne pas avoir de vague en terme d'organisation. C'est ça qui leur apporterait le plus de soutien », dit-il.

Red Bull et l'organisateur Gestev ne commentent pas l'initiative. On indique que les négociations se poursuivent pour ramener l'événement Red Bull Crashed Ice à Québec l'an prochain.

Rappel des faits

Lors de la séance du conseil municipal lundi, le maire a indiqué qu'il achèterait une caisse de produits Red Bull vendredi. Il a de plus invité les citoyens à en faire autant. Le maire souhaite ainsi faire contrepoids à l'opposition de résidents de la côte de la Montagne, qui, selon le maire, met en péril la tenue de l'événement.

Près de 400 citoyens du Vieux-Québec, qui disent subir chaque fois les inconvénients engendrés par la tenue de l'événement et ses installations, menacent la Ville de poursuites.




Ville de Québec
Des amendes plus sévères pour l'abattage d'arbres

06 03 2009

( Agence QMI - Jean Laroche ) - Les conseillers de la Ville de Québec souhaitent imposer des amendes plus sévères à ceux qui abattraient des arbres sans permis.

Actuellement, l'amende maximale prévue est de 150$, ce qui n'est pas suffisant pour être dissuasif, estime le conseiller Raymond Dion, responsable de l'environnement au comité exécutif. «Un entrepreneur n'hésitera pas à en couper un ou plusieurs. Par exemple, j'en ai vu un recevoir une amende de moins de 1000$ après avoir abattu 500 arbres sans permis. Ça devient ridicule. Si nous voulons être vraiment dissuasifs, nous devons penser donner des infractions de 20 000$ ou 25 000$», dit-il.

Des amendes plus salées, allant jusqu'à 700$ par arbre, seraient également justifiées pour les particuliers, croit M. Dion. De même, ce dernier estime que les récidivistes devraient être punis encore plus sévèrement. «Si leur mauvaise foi est démontrée, on devra être plus sévère. On ne veut pas ruiner quelqu’un parce qu’il coupe des arbres, mais on veut être proactif et conserver une certaine forêt urbaine.»

Même son de cloche du côté d’Alain Loubier, chef de l’opposition à l’hôtel de ville. «Il est très important de resserrer le contrôle sur l’abattage et d’envoyer un signal clair, notamment aux promoteurs», dit-il.

Compliqué

Quoiqu’il en soi, la nouvelle réglementation risque d’être assez difficile à appliquer, reconnaît M. Dion. Pour distribuer les amendes, la Ville devra prouver que l’arbre n’était plus sain. «Si l’arbre est là, nous pourrons le faire expertiser, mais s’il n’y est plus, c’est plus compliqué. Parfois, la souche peut être saine, mais les branches non.»

Au cours des dernières années, quelques cas de déboisements illégaux sont survenus, notamment à Val-Bélair et au Lac Saint-Augustin. La décision de couper un arbre centenaire devant Izba Spa, sur René-Lévesque, avait également soulevé un tollé, à l'époque.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

06 03 2009

Prévisions émises à : 15h45 HNE le vendredi 6 mars 2009

Avertissement de pluie verglaçante en vigueur.

Ce soir et cette nuit

Pluie verglaçante avec quelques orages se changeant en pluie ou bruine intermittente ce soir. Vents d'est de 20 km/h devenant du sud-ouest à 40 avec rafales à 60 ce soir puis légers au cours de la nuit. Températures à la hausse pour atteindre plus 4 au cours de la nuit.

Samedi

Nuageux avec percées de soleil. Vents devenant du sud-ouest à 20 km/h avec rafales à 40 le matin. Maximum plus 4.

Samedi soir et nuit

Nuageux. Neige intermittente débutant vers minuit. Accumulation de 2 cm. Minimum zéro.

Dimanche

Alternance de soleil et de nuages avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Maximum moins 1.

Lundi

Ensoleillé. Minimum moins 14. Maximum moins 1.

Mardi

Ensoleillé. Minimum moins 9. Maximum plus 2.

Mercredi

Neige. Minimum moins 6. Maximum zéro.

Jeudi

Nuageux avec 70 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 5. Maximum moins 3.




Dépenses exagérées
Le président de la FTQ a fait le ménage

06 03 2009

( La Presse Canadienne - Lia Lévesque ) - Le président de la FTQ, Michel Arsenault, a bel et bien demandé au directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis, de quitter son poste, après qu'il ait été mis au courant de ses dépenses exagérées. Depuis, les règles de gouvernance ont été changées à la FTQ-Construction et il estime avoir fait maison nette.

Le président de la plus importante centrale syndicale du Québec a brisé le silence, aujourd'hui, dans une entrevue exclusive à La Presse Canadienne sur la controverse entourant l'ancien directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis, qui a fait l'objet de reportages à Radio-Canada et dans La Presse.

«Le ménage s'est fait dans deux semaines. Moi, quand j'ai été convaincu comme président de la FTQ qu'il y a eu du laxisme, de l'exagération dans les comptes de dépenses, j'ai demandé à Jocelyn Dupuis de quitter la FTQ-Construction», a lancé M. Arsenault d'un ton ferme.

Radio-Canada a évalué à 125 000 $ en six mois les dépenses de M. Dupuis, à l'époque.

M. Arsenault admet que les dépenses de M. Dupuis ont été approuvées par la FTQ-Construction, mais pas par la FTQ. A la FTQ, les syndicats sont autonomes, explique-t-il.

Quant à savoir si ce processus d'approbation des comptes de dépenses et d'émission des chèques à la FTQ-Construction était normal, M. Arsenault réplique que «c'était le processus à l'époque, basé sur la confiance des gens».

Le chef syndical insiste sur le fait que ce processus a été changé depuis. «J'ai exigé des explications et également des correctifs à leur système de paiement et de finances», relate-t-il.

«En deux semaines on a corrigé le tir. En deux mois on a établi de nouvelles règles de gouvernance», se targue-t-il, estimant que le ménage a été fait depuis et qu'il a pris ses responsabilités dès qu'il a été mis au courant des faits.

Par ailleurs, il nie catégoriquement que la Sûreté du Québec l'ait informé de l'existence d'une enquête dans le cadre de laquelle le nom de M. Dupuis aurait été soulevé.




Jean-François Harrisson retiré des ondes de VRAK.TV

06 03 2009

( Martin Croteau - La Presse ) - VRAK.TV ne diffusera plus d'émissions mettant en vedette le comédien Jean-François Harrisson, inculpé dans une affaire de possession et de distribution de pornographie juvénile. L'entreprise vient d'en faire l'annonce par voie de communiqué.

«Nous sommes très conscients du sérieux de la situation et toutes nos décisions sont prises en fonction de nos jeunes téléspectateurs», a indiqué la vice-présidente principale à la programmation et aux communications, Marie Collin. La chaîne a également mis en ligne un forum pour les jeunes auditeurs qui souhaitent s'exprimer sur le sujet.

Père de famille, Jean-François Harrisson était une figure bien connue des adolescents québécois. Il tenait la vedette dans diverses émissions de VRAK.TV, notamment R-Force et Une grenade avec ça?.

Il a été accusé jeudi de possession et de distribution de pornographie juvénile. Les policiers ont saisi des centaines de photos chez l'homme de 34 ans, dont certaines montrent des agressions sexuelles commises contre de jeunes enfants.

Au moment de son arrestation, il était en possession de comprimés de speed et d'ecstasy.




Des hommes arrêtés relativement au meurtre d'un Canadien en Thaîlande

06 03 2009

( La Presse Canadienne - KATHU, Thaïlande ) - Cinq hommes ont été arrêtés relativement au meurtre d'un riche promoteur immobilier montréalais en Thaïlande, selon un quotidien thaïlandais.

Le Montréalais Francis Alex Degioanni était âgé de 34 ans et vivait en Thaïlande depuis 9 ans. Il a été fusillé à mort le 19 février, le jour de son anniversaire, alors qu'il se trouvait dans sa voiture à l'extérieur de son condo.

Le quotidien thaïlandais anglophone "Phuket Gazette of Thailand" indique que deux hommes à bord d'une motocyclette auraient tiré sept fois sur M. Degioanni.

Toujours selon l'article du quotidien, la police croit que le meurtre aurait été motivé par une dispute d'affaires. La police thaïlandaise serait toujours à la recherche d'autres suspects.

La police n'a pas révélé immédiatement l'identité des cinq suspects. Mais le cerveau présumé de l'opération ne compterait pas parmi les hommes arrêtés.

La famille de M. Degioanni a affirmé qu'il était père d'une fille de trois ans.




La Nasa en quête de vie extraterrestre dans la Voie lactée

06 03 2009

( Agence France Presse ) - WASHINGTON - La Nasa s'apprête à lancer vendredi Kepler, sa première sonde consacrée à la recherche de planètes similaires à la Terre, qui peuvent abriter la vie et qui orbitent autour d'étoiles situées dans notre voisinage galactique.

Le lancement de ce télescope de 1,03 tonne est prévu à 22h48 locales (03h48 GMT samedi) depuis la base militaire de Cap Canaveral en Floride (sud-est) à bord d'une fusée Delta II. Les prévisions météorologiques sont très favorables, a indiqué jeudi un météorologue de la base.

Il s'agit de la première mission de l'agence spatiale américaine conçue pour détecter des planètes rocheuses comme la Terre, en orbite autour d'étoiles, dont elles ne sont ni trop éloignées ni trop proches, de manière à ce que les températures puissent maintenir l'eau liquide à la surface, condition essentielle au développement de la vie.

"Ce n'est pas seulement une mission scientifique mais une mission d'importance historique conçue pour répondre à une question que l'humanité se pose depuis toujours, à savoir s'il y a d'autres planètes comme la nôtre dans l'Univers", a dit jeudi devant la presse Ed Weiler, responsable des missions scientifiques de la Nasa.

"Le recensement planétaire que doit effectuer Kepler sera d'une grande importance pour savoir si des planètes de la même catégorie de taille que la Terre sont fréquentes dans notre galaxie (la Voie Lactée)", avait dit récemment Jon Morse, directeur de la division d'astrophysique de la Nasa.

Elle permettra ainsi de "préparer de futures missions qui détecteront directement et établiront les caractéristiques de telles planètes en orbite autour d'étoiles proches", a ajouté l'astrophysicien.

Kepler a été baptisée en l'honneur de l'astronome allemand du XVIIe siècle, Johannes Kepler.

Cette mission de 600 millions de dollars au total doit scruter pendant au moins 3 ans et demi plus de 100.000 étoiles ressemblant à notre soleil, situées dans la région du Cygne et de la Lyre de la Voie Lactée.

La sonde y trouvera probablement des centaines de planètes de la taille de la Terre, ou plus grandes, et plus ou moins éloignées de leur étoile, selon les responsables du projet.

Si des planètes de type terrestre sont nombreuses dans la zone dite habitable, Kepler pourrait en découvrir des dizaines.

En revanche s'il n'en trouve pas, cela pourrait signifier que la Terre est une exception dans l'Univers, a relevé William Borucki, responsable scientifique de la mission, selon qui il faudra attendre la fin de la mission pour répondre à toutes ces questions.

Depuis 1995, 337 exoplanètes ont été découvertes autour d'étoiles mais elles sont toutes beaucoup plus grandes que la Terre et situées en des endroits où la vie est impossible.

Le satellite franco-européen Corot, mis en orbite en 2006, dont la mission est de rechercher des exoplanètes en scrutant 90.000 étoiles, a découvert la plus petite jamais observée à ce jour - près de deux fois le diamètre de la Terre - très proche de son étoile et très chaude, avaient annoncé des astronomes début février.

Le télescope Kepler, dont l'objectif mesure 0,95 mètre de diamètre, est aussi muni de nombreux capteurs de lumière totalisant quelque 95 millions de pixels, capables de détecter de très faibles variations lumineuses indiquant le passage d'une planète devant son étoile.

Cette intensité lumineuse plus ou moins grande et sa fréquence permettront de calculer la taille de la planète et sa durée de rotation autour de son astre.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

06 03 2009

Prévisions émises à : 11h30 HNE le vendredi 6 mars 2009

Avertissement de pluie verglaçante en vigueur.

Aujourd'hui

Pluie verglaçante se changeant en pluie ou bruine intermittente cet après-midi. Vents du nord-est de 20 km/h. Maximum moins 1.

Ce soir et cette nuit

Pluie ou bruine intermittente. Vents du sud-ouest de 30 km/h avec rafales à 60. Températures à la hausse pour atteindre plus 5 ce soir puis à la baisse.

Samedi

Nuageux avec percées de soleil. Vents d'ouest de 20 km/h devenant légers en fin de journée. Maximum plus 4.

Dimanche

Alternance de soleil et de nuages avec 60 pour cent de probabilité d'averses. Minimum zéro. Maximum plus 2.

Lundi

Ensoleillé. Minimum moins 12. Maximum moins 1.

Mardi

Ensoleillé. Minimum moins 9. Maximum plus 2.

Mercredi

Alternance de soleil et de nuages avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 8. Maximum zéro.

Jeudi

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 3. Maximum moins 1.




Un satellite à la mer

06 03 2009

( MENSTYLE.FR ) - Ambiance morose à la Nasa. L'échec du lancement d'un satellite baptisé "Orbiting Carbon Observatory" (Observatoire orbital du CO2) a ruiné le programme de cartographie du dioxyde de carbone de l'atmosphère terrestre.

OCO a décollé de la base aérienne de Vandenberg, en Californie, mardi à 4h55 heure locale, à bord d'une fusée Taurus. Après trois minutes de vol, la coque protectrice autour du satellite qui devait s'ouvrir pour le libérer est restée bloquée. Ce problème technique a empêché le satellite d'atteindre son orbite, le précipitant dans le Pacifique sud, non loin de l'Antarctique.

Les scientifiques voulaient déterminer comment le dioxyde de carbone, l'un des principaux gaz responsables du réchauffement climatique, circule dans l'atmosphère. Le coût de la mission était de 278 millions de dollars.




La Terre a flirté avec un astéroîde lundi dernier

06 03 2009

( NOUVELOBS.COM | 06.03.2009 | 15:15 ) - Un astéroïde d’une quarantaine de mètres a «frôlé» la Terre lundi 2 mars. Il est passé à 72.000 kilomètres de la surface de notre planète, soit environ un cinquième de la distance qui nous sépare de la Lune seulement.

Les astéroïdes géocroiseurs, c’est-à-dire croisant l’orbite terrestre, constituent une menace permanente pour notre planète. Plus de 6.000 ont été recensés par la NASA à ce jour, dont environ un millier potentiellement dangereux. Lundi 2 mars à 13h44 TU la Terre a été «frôlée» par l’un d’entre eux, dénommé 2009DD45, à une distance d’environ 72.000 kilomètres. Une distance en soit importante mais infime à l’échelle astronomique : elle représente moins d’un cinquième de la distance Terre-Lune.

Repéré par l’observatoire de Siding Spring (Australie) depuis le 27 février, cet astéroïde n’est pas le plus proche passé à proximité de notre planète. En effet, en 2004, l’astéroïde 2004FU162 avait croisé la Terre à une distance de 6.500 kilomètres seulement.

Visible depuis l’océan Pacifique, l’astéroïde 2009DD45, d’un diamètre estimé entre 21 et 47 mètres, est passé à une vitesse supérieure à 31.000 kilomètres par heure. L’impact sur Terre d’un tel objet aurait pu causer une catastrophe similaire à celle de Tunguska en Sibérie. Pour mémoire, le 30 juin 1908, la chute d’une météorite dans cette région avait causé une gigantesque explosion, dont l’énergie était équivalente à 1000 fois la puissance de la bombe tombée sur Hiroshima. Son onde de choc avait été ressentie jusqu’aux Etats-Unis et elle avait ravagé faune et flore sur une surface de 2.000 kilomètres carrés.

L’astéroïde 2009DD45 s’éloigne en ce moment de notre planète mais a été classé dans la catégorie des géocroiseurs «Apollon» : ceux dont l’orbite coupe celle de la Terre avec une période supérieure à un an. Cela veut dire que dans quelques temps, nous pourrions bien être amenés à le revoir…

( Dinhill On - Sciences-et-Avenir.com - 06/03/09 )




eBay
Vendu par erreur à 1$ sur Internet

06 03 2009

( Canoê avec Associated Press ) - Des responsables du district scolaire d'East Stroudsburg, en Pennsylvanie (Nord-Est des États-Unis), ont commis une sacrée bourde en voulant utiliser le site de vente aux enchères eBay pour se séparer d'une remorque de poids-lourd aménagée en salle de classe.

Le district avait acheté sept remorques il y a trois ans à environ 46 000 dollars pièce. Après les travaux d'aménagement, la facture était montée à environ 60 000 dollars pour chaque remorque.

Les responsables du district espéraient vendre chaque remorque entre 5 000 et 10 000 dollars en les mettant aux enchères sur eBay. Seulement voilà, une erreur dans l'annonce mise en ligne a permis à un internaute de faire une offre et d'acheter une des remorques pour seulement un dollar.

Rachel Heath, recteur du district scolaire, précise qu'il n'a pas été possible d'annuler la vente. À la question à savoir si les remorques restantes seraient également vendues sur eBay, Mme Heath a répondu: «Non, je ne crois pas que nous allons recommencer.»




Production télévisuelle à Québec
A court terme, TVA s'en tiendra à 18 heures

06 03 2009

( Jean-François Racine - Le Journal de Québec ) - Pour un an encore, le Groupe TVA entend maintenir un niveau de production locale de 18 heures par semaine à Québec incluant la production de nouvelles locales.

Par voie de communiqué, le Groupe TVA a voulu corriger le chiffre de 12 heures de productions locale diffusé quelques heures auparavant dans plusieurs médias. TVA entend maintenir un total de 18 heures par semaine «pour la période de renouvellement à court terme», dit-on.

«C’est l’engagement inscrit dans le dépôt du renouvellement de la licence de la station de TVA Québec (CFCM-TV) remis au Conseil de la Radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en février dernier.» Cet engagement est en lien avec l’octroi d’une licence d’une année.

La suite des événements dépendra des solutions avancées par le CRTC concernant le financement des chaînes généralistes, affirme Isabelle Dessureault, vice-présidente aux affaires publiques pour Quebecor Media inc.

«Ça ne veut pas dire que ce sera ensuite revu à la baisse. Nous allons donner une priorité à l’information. Il n’y a pas de coupures de postes envisagés», a-t-elle ajouté.

«À l’instar de tous les réseaux généralistes privés, nous faisons toutefois face à une réalité de marché à laquelle nous devons nous ajuster afin de poursuivre adéquatement nos opérations», a déclaré Pierre Dion, président et chef de la direction de Groupe TVA inc.

Autres médias

Selon un document de travail, le quotidien Le Soleil souhaiterait supprimer une trentaine d’emplois d’ici 2012. À Radio-Canada, on craint que les coupures des entreprises privées n’incitent le diffuseur public à faire de même. TVA présentera ses demandes devant le CRTC le 27 avril prochain.

Le maire Régis Labeaume a préféré ne pas commenter les rumeurs de coupures dans plusieurs médias de Québec, jeudi.




La «journée Red Bull» inutile, selon un prof de marketing

06 03 2009

( Marc Allard - Le Soleil ) - (Québec) - Si tout va comme le souhaite le maire Labeaume, les citoyens de Québec se bousculeront dans les dépanneurs, aujourd'hui, pour acheter du Red Bull. Convaincront-ils l'entreprise de maintenir le Crashed Ice?

Pas vraiment, croit Frank Pons, professeur au département de marketing de l'Université Laval. «Ça peut être une belle publicité positive, dit-il. Mais je pense que la meilleure chose pour montrer du support, c'est d'arrêter la polémique, d'arrêter d'en parler. Et ça commence par arrêter d'encourager les gens à acheter du Red Bull.»

Mardi, Le Soleil demandait aux internautes s'ils avaient l'intention d'acheter une boisson Red Bull afin de manifester leur soutien au Crashed Ice. Sur 1818, près d'un quart (23 %) ont répondu «c'est sûr», 9 % «si j'y pense», 45 % «jamais de la vie» et 23 % «ce n'est pas une bonne stratégie».

Or, même s'il ne reste plus une canette de la «boisson qui donne des ailes» à Québec, la journée Red Bull n'aura rien donné si des citoyens du Vieux-Québec décident de poursuivre la Ville, estime M. Pons.

«L'achat de canettes, ça ne va pas changer grand-chose à leur décision, dit-il. (...) Eux, ils ne veulent pas de vagues. Ils savent que s'il continue à y avoir de la polémique, au moment où l'événement va arriver, au lieu de parler du Red Bull Crashed Ice, on va encore parler des gens pas contents.»

Mercredi, Red Bull Canada confiait au Soleil qu'il appréciait le soutien «vraiment incroyable» manifesté par la population et le maire Labeaume. Sa porte-parole, Josée Laperrière, indiquait toutefois que l'entreprise n'avait pas encore pris de décision et prenait en compte «tous les commentaires qui sont émis, (...) tant ceux qui sont pour que ceux qui sont contre».

Selon Frank Pons, Red Bull préférerait de loin que les citoyens de Québec se concentrent sur les bons côtés du Crashed Ice et embrassent l'image «cool, jeune et innovante» de la course.

La marque de boisson énergisante est reconnue pour défier les règles établies du marketing. Elle préconise la publicité virale, commandite de nombreuses compétitions de sports extrêmes comme le Crashed Ice et le Air Race et elle est propriétaire de plusieurs équipes sportives et d'écuries de course automobile.

Red Bull n'aime pas non plus la controverse sur les risques pour la santé que pose la consommation de sa boisson, estime M. Pons. Toutes sortes de rumeurs circulent à ce sujet. Mais les mises en garde les plus fréquentes portent sur trois ingrédients : la caféine, la taurine et le glucuronolactone.

Une canette de Red Bull contient environ deux fois la quantité de caféine d'une tasse de café. Bue sans modération, la boisson énergisante peut conduire à l'insomnie, à l'anxiété et à l'hyperactivité. Quant aux deux autres ingrédients, «on ne sait pas encore grand-chose au niveau des effets qu'ils peuvent avoir», souligne Simone Lemieux, nutritionniste et chercheuse à l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels de l'Université Laval. «C'est des substances qu'on n'a pas isolées. Il nous manque beaucoup de recul.»

Santé Canada recommande aux enfants de moins de 12 ans, aux femmes enceintes et aux personnes sensibles à la caféine de ne pas boire de Red Bull et suggère à tout le monde de ne pas mélanger la boisson avec de l'alcool. La limite recommandée sur l'étiquette est de 500 ml ou de deux canettes par jour.




La Bourse de Tokyo chute de 3,5%

06 03 2009

( Agence France-Presse - Tokyo ) - La Bourse de Tokyo a chuté de 3,5% vendredi, craignant une liquidation du géant automobile américain General Motors (GM) et l'absence d'un nouveau plan de relance en Chine.

À la fermeture, l'indice Nikkei 225, qui comprend 225 valeurs vedettes, a perdu 260,39 points à 7173,1 points, son plus bas niveau depuis le 27 octobre. Sur la semaine, il s'affiche en recul de 5,22%.L'indice élargi Topix a pour sa part cédé 20,16 points (-2,72%) à 721,39 points.

Le volume des transactions a été moyen, avec 2,06 milliards de titres échangés.

À l'instar de Wall Street, où l'indice Dow Jones a plongé de 4,09% la veille pour finir à son plus bas niveau depuis avril 1997, les investisseurs japonais ont été effrayés par la possibilité d'une liquidation GM.

Cette perspective a été évoquée par le constructeur dans son rapport annuel, si le gouvernement américain refuse de lui verser les milliards de dollars de rallonge qu'il réclame et si le robinet du crédit continue de lui être fermé.

«De plus, le marché espérait entendre une annonce d'un nouveau plan de relance en Chine lors de l'ouverture de la session annuelle du Parlement, mais rien de clair n'en est ressorti», a commenté Kazuhiro Takahashi, analyste chez Daiwa Securities SMBC à Tokyo.

Les banques et les assurances ont fortement baissé. Mitsubishi UFJ Financial a cédé 4,8% à 401 yens (5,19 $ CAN) et Mizuho Financial 4,9% à 176 yens (2,28 $ CAN).

Mitsui Sumitomo Insurance Group a perdu 5,3% à 1983 yens (25,65 $ CAN).

Les fabricants d'électronique ont également chuté: Toshiba a cédé 6,4% à 234 yens (3,03 $ CAN) et Pioneer 8,8% à 93 yens (1,20 $ CAN).




Le chômage à un sommet de 25 ans aux Etats-Unis

06 03 2009

( Michel Munger - lapresseaffaires.com ) - (Montréal) - La situation de l'emploi ne s'améliore pas aux États-Unis, qui ont sacrifié 651 000 emplois en février.

Encore une fois, les données du département du Travail sont pires que les prévisions des analystes consultés par Bloomberg: ceux-ci tablaient sur une réduction de 650 000.Aussi, le taux de chômage fait un bond d'un demi-point à 8,1%, un sommet en 25 ans.

Il fallait probablement s'y attendre car mercredi, le cabinet de conseil en ressources humaines ADP indiquait que le secteur privé a fait disparaître 697 000 emplois le mois dernier.

Même les plus optimistes devront regarder ces chiffres d'un oeil critique car les données de décembre et janvier ont été révisées en forte baisse. En décembre, les autorités croyaient avoir constaté la perte de 577 000 postes mais c'est en réalité 681 000 qui se sont volatilisés. Même chose pour janvier: on croyait que 598 000 personnes ont perdu leur gagne-pain mais le chiffre a grimpé à 655 000.

Plus l'on regarde loin, plus on voit les dégâts causés par la récession qui sévit chez les voisins du Sud depuis la fin de 2007.

En effet, les Américains ont perdu 2,6 millions d'emplois ces quatre derniers mois. Sur un an, les pertes s'élèvent à 5 millions et le taux de chômage a gagné 3,3 points. Conséquemment, 12,5 millions de nos voisins se cherchent du travail.

Le département du Travail compte 8,6 millions d'Américains qui travaillent à temps partiel faute d'avoir un poste à temps plein. Aussi, il estime que 731 000 personnes ont cessé de chercher, croyant ne pas pouvoir trouver un emploi. C'est près du double du nombre calculé en février 2008.

Mois difficile pour les services

Le secteur le plus touché par la crise de l'emploi est celui des services professionnels et d'affaires car 180 000 postes ont disparu. Très près derrière, on retrouve la fabrication avec l'abolition de 168 000 emplois, dont une majorité dans l'industrie des biens durables.

Dans la construction, 104 000 postes ont été sacrifiés en raison du marasme qui perdure en immobilier résidentiel et commercial.

À l'origine de la récession, le secteur financier a montré la porte à 44 000 personnes en février. Environ 448 000 ont perdu leur boulot dans ce secteur depuis le sommet de décembre 2006.

Le rapport sur l'emploi en mars sera publié le 3 avril.




L'avocat Pasquin coupable de gangstérisme

06 03 2009

( Caroline Touzin - La Presse ) - L'avocat Louis Pasquin a été reconnu coupable de gangstérisme et de trafic de cocaïne ce matin au palais de justice de Montréal. Le juge Carol St-Cyr avait pris la cause en délibéré depuis juin dernier.

Le criminaliste montréalais risque la peine d'emprisonnement à perpétuité. Me Pasquin était coaccusé dans ce procès avec Carmelo Venneri et Jean-Daniel Blais, aussi reconnus coupables de gangstérisme.

Les trois hommes ont été arrêtes en même temps que 20 autres personnes le 14 mars 2006 a la suite d'une enquête de la Sûreté du Québec baptisée Opération Piranha d'une durée de neuf mois. C'est la première fois au Québec qu'un avocat est reconnu coupable de gangstérisme. La preuve contre lui comprenait des conversations téléphoniques et de la filature.




Retour en fin de semaine à l'heure avancée de l'est

06 03 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - Si vous ne voulez pas arriver en retard lundi matin au bureau, à l'école, au cégep ou à l'Université, n'oubliez pas que c'est dans la nuit de samedi à dimanche, le 8 mars, que nous passerons à l'heure avancée de l'est, à l'heure d'été.

Il vous suffira alors d'avancer tous vos trucs horaires d'une heure, ce qui signifie qu'à 2h00, il sera 3h00.

Pour un certain temps, le soleil se lèvera plus tard le matin - vers 7h30 - mais par contre, l'astre diurne se couchera une heure plus tard en fin de journée, soit vers 19h00.

Mais graduellement, à partir de l'équinoxe du Printemps, le 20 mars cette année - jour et nuit d'égale durée, 12 heures - la lumière reprendra le dessus sur les ténèbres, de telle sorte qu'au solstice d'Été le 21 juin prochain, le soleil se lèvera vers 4h00 pour se coucher vers 21h.

Puis le phénomène de décroissance recommencera lentement jusqu'à l'équinoxe d'Automne le 22 septembre 2009.




France: prix du «macho de l'année» à l'archevêque de Paris

06 03 2009

( Agence France-Presse - Paris ) - Le mouvement féministe français «Chiennes de garde» a indiqué vendredi à l'AFP avoir décerné le premier prix du «macho de l'année» à l'archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, à l'occasion de la journée internationale de la femme du 8 mars.

Pour son 10ème anniversaire, l'association, qui distingue chaque année les publicités les plus sexistes, a pour la première fois sélectionné les «machos de l'année».

Le «lauréat» est Mgr Vingt-Trois, qui avait affirmé le 6 novembre 2008 à l'antenne de Radio Notre-Dame à propos du rôle des femmes dans l'Eglise catholique: «Le plus difficile est d'avoir des femmes qui soient formées. Le tout n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête».

L'archevêque de Paris a renouvelé vendredi ses excuses pour ses «propos maladroits». Dans une lettre aux Chiennes de garde, transmise à l'AFP, il écrit qu'il «mesure combien son expression a été malheureuse et blessante». «J'en suis désolé et je le regrette», ajoute-t-il.

L'humoriste Fabrice Eboué décroche la médaille d'argent du macho pour une répartie lancée le 4 mars 2008 lors d'une émission télévisée: «le féminisme, ce n'est pas seulement des femmes autoritaires ou des mal baisées, c'est aussi des lesbiennes».

Enfin, le macho de bronze est François Cavanna. Le créateur du magazine Hara Kiri «s'est distingué dans un long article dans le journal Libération du 12 janvier 2008», expliquent les Chiennes de garde, «en traînant dans la bouse» Ségolène Royal et Hillary Clinton «par des commentaires sexistes notamment sur le physique de Mme Clinton».




Jean-François Harrisson : le milieu de la télé sous le choc

06 03 2009

( Paul Journet - La Presse ) - Le milieu de la télévision était estomaqué hier en apprenant les accusations de possession et de distribution de pornographie juvénile déposées contre Jean-François Harrisson.

Le comédien et père de famille de 34 ans était connu pour ses rôles dans plusieurs émissions jeunesse, comme Une grenade avec ça?, R-Force et Ramdam. Il était aussi porte-parole depuis cinq ans de Festifilm, un concours de courts métrages pour les jeunes du secondaire.

«Je suis sous le choc», a avoué hier après-midi Martin Fafard, un des responsables du concours. Il confirme que le comédien vient de perdre son titre de porte-parole. «Il s'occupait seulement de la promotion médiatique des activités, tient à préciser M. Fafard. Mais son travail avec nous était irréprochable. On l'en remercie.»

Radio-Canada a aussi réagi rapidement, hier. M. Harrisson participait cette semaine à Pyramide, un quiz préenregistré qui est présenté à 9h et rediffusé à 17h. La SRC a présenté hier après-midi une vieille rediffusion de Pyramide, dans laquelle ne figure pas M. Harrisson. Elle fera la même chose aujourd'hui. «Pour le reste, nous préférons ne pas émettre de commentaires», indique son directeur des relations publiques, Marc Pichette.

Radio-Canada n'a pas eu à intervenir pour Grosse vie, série de Normand Brathwaite dans laquelle M. Harrisson avait un premier rôle. La 22e et dernière émission a été présentée lundi dernier. Aucun projet impliquant l'accusé n'était en développement.

VRAK.TV devra quant à elle bientôt prendre une décision. La chaîne jeunesse diffuse présentement des reprises d'Une grenade avec ça?, une émission dans laquelle joue Jean-François Harrisson. Elle est présentée deux fois par jour, du lundi au vendredi. Par hasard, le personnage de M. Harrisson n'apparaît pas dans les prochains épisodes. «Cela nous laisse un peu de temps pour prendre une décision. Elle viendra dans les prochains jours», indique Marie Collin, vice-présidente principale, programmation et communications pour VRAK.TV, Canal Vie, Ztélé et MusiquePlus. Aucun projet en développement de ces chaînes n'impliquait Jean-François Harrisson.

Il n'a pas été possible de savoir si l'artiste travaillait sur d'autres projets. Ce sont les médias qui ont appris la nouvelle hier en matinée à son agente, Marie-Hélène Bibeau. «Je suis sous le choc», a-t-elle dit, sans vouloir commenter davantage.




Porno juvénile: Jean-François Harrisson accusé

06 03 2009

( Caroline Touzin - La Presse ) - Des centaines de photos, dont certaines montrent des agressions sexuelles commises contre de jeunes enfants, ont été saisies chez le populaire comédien auprès des adolescents Jean-François Harrisson, selon nos informations.

Cette vedette de VRAK.TV, chaîne télévisée conçue pour les jeunes de 3 à 17 ans, a été accusée de possession et de distribution de pornographie juvénile, hier, au palais de justice de Montréal. L'homme de 34 ans a également été accusé de possession de stupéfiants. Au moment de son arrestation, il était en possession de quelques comprimés de speed et d'ecstasy.Debout dans le box des accusés, menottes aux poings, Harrisson semblait très nerveux lors de sa brève comparution. Il balayait la salle d'audience du regard, visiblement mécontent de la présence de nombreux médias. Il a tenté, en vain, d'obtenir une ordonnance de non-publication. «Je ne veux pas que ça sorte aux nouvelles», a-t-il dit.

L'artiste de 34 ans a été arrêté mercredi après-midi à son domicile du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Les enquêteurs du module Exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales de la police de Montréal y ont saisi un ordinateur et des DVD contenant du matériel pornographique juvénile. Les policiers le soupçonnent d'avoir possédé et aussi distribué de la pornographie juvénile pendant un peu plus d'un mois, en février et mars 2008.

Le père de famille a obtenu le droit de recouvrer la liberté en respectant plusieurs conditions, hier. Toutefois, il n'a pas été libéré sur-le-champ. Il a été transporté à la prison de Rivière-des-Prairies où il devait d'abord verser une caution de 2000$. Au moment de mettre sous presse, on ignorait s'il a versé sa caution ou s'il a passé une seconde nuit en prison. Il lui est interdit de se trouver en présence de mineurs, sauf s'il est accompagné d'un autre adulte.

Le comédien n'a plus le droit de posséder ou d'utiliser un ordinateur. Il ne peut pas, non plus, accepter un emploi qui le met en relation de confiance avec des enfants. «Ce sont des conditions de mise en liberté normales dans les circonstances», a expliqué la procureure de la Couronne, Me Anne Gauvin.

Une fois arrêté, le comédien a contacté le cabinet de Me Claude F. Archambault pour lui demander de le représenter. «Il est un petit peu inquiet», a dit un collègue de Me Archambault, Me Christos Karteris, à sa sortie de la salle d'audience.

Les policiers de Montréal ont pu épingler Harrisson grâce à des informations d'enquêteurs américains. Il y a plusieurs semaines, des policiers de Seattle ont arrêté un homme qui échangeait du matériel de pornographie juvénile avec plusieurs internautes. En analysant son ordinateur, les policiers ont découvert que le cyberpédophile clavardait avec un internaute montréalais. Les Américains ont transmis l'information au Centre national de coordination contre l'exploitation des enfants à Ottawa. Ce centre a transmis à son tour l'information à la police de Montréal.

Harrisson est un comédien bien connu des adolescents québécois, notamment comme animateur de l'émission R-Force diffusée à VRAK.TV. Le comédien a obtenu une nomination au dernier gala Artis dans la catégorie Artiste d'émissions jeunesse.

Le comédien n'a pas d'antécédents judiciaires. S'il est reconnu coupable de possession et de distribution de pornographie juvénile, Harrisson est passible d'une peine minimale d'un an d'emprisonnement. Il sera de retour en cour le 3 avril pour la communication de la preuve. La Couronne transmettra alors le contenu de sa preuve à la défense.




La police de Québec préfère le vélo à la marche

06 03 2009

( Pierre-André Normandin - Le Soleil ) - (Québec) - La police de Québec abandonne les patrouilles à pied pour maintenir celles à vélo. Les quatre seuls policiers chargés de patrouiller à pied dans la capitale verront leur poste aboli le 18 avril. Cette décision permettra de maintenir la brigade cycliste cet été, se défend la direction du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Voilà deux ans, la police avait lancé un projet pilote de policiers à vélo à l'approche des Fêtes du 400e. En plein exercice de réévaluation de ses programmes de prévention, le Service a décidé d'abandonner les patrouilles à pied au profit de celles à pédales, emballé par les résultats obtenus depuis 2007.

«Ils sont plus visibles, plus mobiles que ceux à pied», estime Michel Desgagnés, directeur adjoint à la gendarmerie du SPVQ. «Ils peuvent faire toute la panoplie de travail des patrouilleurs en véhicule : ils peuvent répondre à une plainte de vol à l'étalage ou de désordre dans un parc. Ils couvrent pas mal plus de terrain.»

Le syndicat des policiers déplore néanmoins cette décision, estimant que le Service tourne le dos au concept de police de proximité. «Quand tu te promènes à pied, tu ne vois pas les mêmes choses que quand tu passes en voiture, même si tu roules lentement», s'indigne Jean Beaudoin, président de la Fraternité des policiers, dont le conflit pour le renouvellement de la convention collective est toujours devant un arbitre du ministère du Travail.

Les patrouilles à pied ont d'abord été instaurées dans les années 90, sous l'ancien chef de police Normand Bergeron, à la demande des gens du quartier Saint-Roch. Puis en 2000, son successeur Jacques Langlais avait fait prendre le virage communautaire à l'ensemble de la force.

Selon Jean Beaudoin, les patrouilleurs à pied visitaient régulièrement les commerçants des rues Saint-Joseph et Saint-Vallier et pouvaient connaître plus facilement leurs préoccupations. En interagissant avec les gens, ceux-ci pouvaient obtenir des renseignements que personne n'irait offrir spontanément aux policiers, estime M. Beaudoin.

«C'est changer quatre trente sous pour une piastre», rétorque pour sa part Michel Desgagnés. Selon ce dernier, les policiers à vélo ont tout autant de facilité que ceux à pied à entrer en contact avec la population.

Mais voilà, la police doit sabrer dans ses dépenses, comme tous les autres services, question de répondre aux demandes de compressions financières de l'administration Labeaume. En décembre, l'actuel chef de police, Serge Bélisle, avait d'ailleurs annoncé en être rendu à sabrer dans la prévention pour atteindre ces objectifs.




La Terre a (un peu) la forme d'une poire, dit la NASA

06 03 2009

( Marie Allard - La Presse ) - La Terre est-elle en forme de poire? La NASA écrit dans son site internet qu'elle est «légèrement en forme de poire» (Earth is slightly pear-shaped). Mais ne jetez pas votre globe terrestre: sa forme est tout de même beaucoup, beaucoup plus proche d'une sphère.

«Les photos prises de l'espace montrent de toute évidence que la Terre est assez proche d'une sphère, a dit à La Presse Robert Lamontagne, directeur de l'observatoire du mont Mégantic et professeur à l'Université de Montréal. Si c'était une poire, on le verrait!» Sa forme ronde n'est toutefois pas parfaite, a-t-il précisé. «Les deux pôles sont aplatis et l'ensemble de l'hémisphère sud est un peu (très peu!) plus grand que l'hémisphère nord», a expliqué Anthony Moffat, aussi professeur de physique à l'Université de Montréal. Cela donne une très légère forme de poire, «une idée qui existe depuis quelque temps», a-t-il précisé.

Cette allusion à la poire reste méconnue. «En forme de poire? C'est la première fois que j'entends parler de ça, a commenté Pierre Chastenay, astronome et porte-parole du Planétarium de Montréal. Si jamais c'est le cas, c'est extrêmement léger comme différence.»

»Un bourrelet équatorial»

Il faut savoir que lorsqu'elle s'est formée, la Terre était constituée de roche en fusion. «N'importe quelle matière en fusion qu'on fait tourner sur elle-même va avoir tendance à se déformer», a indiqué M. Lamontagne.

À force de tourner, la Terre a développé un renflement à la hauteur de l'équateur. «Une espèce de bourrelet équatorial», a illustré M. Lamontagne. La circonférence de notre planète, autour de l'équateur, est de 40 075 kilomètres, selon la NASA. Autour des pôles, elle n'est que de 40 008 kilomètres, une mince différence de... 67 kilomètres. Et la portion de la circonférence située au sud de l'équateur est plus importante que celle située au nord, d'où sa très, très légère forme de poire. Mais de l'espace, «la planète apparaît ronde», confirme la NASA.

«Il y a aussi des déformations plus locales de la surface de la Terre, qui peuvent être dues à des impacts de météorites, à la répartition des masses continentales, au passage des dernières glaciations, a poursuivi M. Lamontagne. La Terre a du vécu, contrairement à ce que les créationnistes veulent nous faire croire; 4,5 milliards d'années, ça laisse des traces.» Ces caractéristiques «sont minimes par rapport à la taille totale de la Terre, ce qui fait que la planète paraît lisse de l'espace», rappelle la NASA.

Une poire asiatique bien ronde

Le groupe religieux La Mission de l'Esprit-Saint, dont il a été question dans La Presse ces derniers jours, affirme que la Terre est en forme de poire. «Quand ils disent cela, on a la vision d'une poire en tête, a commenté M. Lamontagne. Ce n'est pas ça, la forme de la Terre. En première approximation, c'est une très bonne sphère.» En fait, si la Terre est une poire, c'est n'est pas une Bosc allongée, ni même une classique Anjou. Mais plutôt une poire asiatique bien ronde. Pour lire le texte de la NASA:

( www.nasa.gov/worldbook/earth_worldbook.html )

( Pour joindre notre journaliste: marie.allard@lapresse.ca )




Tué en Afghanistan
Le caporal Fortin honoré par un frère d'armes

06 03 2009

( Agence QMI ) - Le caporal Dany-Olivier Fortin a finalement obtenu sa pièce commémorative, après que son cercueil fut placé dans l’avion Hercules qui a aussi ramené au Canada les dépouilles de l’adjudant Denis Brown et du caporal Kenneth Quinn.

Les trois soldats canadiens ont été tués mardi lorsque leur véhicule blindé a heurté un engin explosif improvisé sur une route dans le district d’Arghandab, au nord-ouest de la ville de Kandahar. Ils étaient de retour d’une mission couronnée de succès, visant justement à désamorcer un engin semblable.

Ces soldats font partie de la force de réaction rapide et sont membres de l’équipe de reconstruction provinciale basée à Kandahar. Ils font un travail des plus dangereux et importants, en nettoyant les routes des ingénieux engins explosifs qui sont souvent fabriqués avec de vieilles batteries et du fil de fer, de vieilles mines ou des fusées.

« Nous étions environ à mi-chemin de la maison, raconte le sapeur Daryl Dawson, lorsque nous avons heurté quelque chose. » L’explosion l’a propulsé hors de son siège du conducteur.

Sous le choc, il a néanmoins eu la présence d’esprit de réaliser que le moteur continuait de tourner et que de la fumée s’échappait du véhicule. Il a rampé à l’intérieur et il a éteint le moteur.

Il a ensuite reçu la visite du général Walt Natynczyk, chef d’état-major de la Défense, qui lui a donné l’une des pièces commémoratives représentant son rang, comme il est coutume dans l’armée.

Promesse tenue

Dawson a examiné la pièce et il s’est rappelé d’une promesse qu’il avait faite à Fortin. Tous deux avaient participé à une parade sur une base avancée, mais ils avaient raté la distribution de la pièce commémorative qui était offerte cette journée-là.

Dawson a alors dit à Fortin qu’il allait trouver le moyen de les récupérer. C’est à cela qu’il a pensé lorsqu’il a glissé entre ses doigts celle que venait de lui remettre le chef d’état-major.

Dawson a décidé de donner à Fortin sa pièce commémorative et il en a demandé une autre. Le chef d’état-major lui en a fait la remise jeudi, tout juste avant l’émotive cérémonie d’adieu à l’aéroport.

« Cela m’a fait plaisir qu’il me trouve une pièce supplémentaire. Je suis monté à bord de l’avion et je lui ai dit au revoir. »




FTQ: des débordements qui ne surprennent pas le milieu

06 03 2009

( Denis Lessard - La Presse ) - (Québec) - Des notes de frais imposantes. Une enquête de la SQ. Des liens connus avec des membres de groupes criminels. La FTQ-Construction est dans l'embarras. Pourtant, les démêlés de la centrale syndicale ne surprennent pas le milieu de la construction.

Les démêlés de la FTQ-Construction avec les Hells Angels avaient transpiré dès l'automne dernier dans l'administration publique québécoise. C'est l'explication qui avait, par exemple, circulé au sein du conseil d'administration de la Commission de la santé et de la sécurité du travail, quand Jean Lavallée avait quitté subitement son siège de secrétaire financier de l'organisme.

Selon les informations obtenues par La Presse, la proximité des motards criminels est au centre des départs simultanés de Jean Lavallée, président de la FTQ-Construction, et de son directeur général, Jocelyn Dupuis, des démissions décidées en septembre 2008 par le président de la centrale, Michel Arsenault. Les notes de frais imposantes de M. Dupuis, révélées par Radio-Canada mercredi et hier soir, ont causé de l'embarras au syndicat à la veille de la période de maraudage.

Mais l'existence d'une enquête policière, une opération connue du président, Michel Arsenault, a bien plus durement touché l'organisation.

Selon les informations de La Presse, l'enquête ouverte par l'escouade mixte sur les fraudes fiscales, groupe dirigé par la SQ, il y a plus de deux ans, est «en phase terminale» et se conclura ce printemps. Pour la police, la cible était bien davantage les gangs de motards que les permanents syndicaux.

Hier, à l'animateur Paul Arcand, le ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis a confirmé l'existence de l'enquête de la SQ révélée par La Presse. «J'en apprends les détails ce matin (hier). J'en avais entendu parler, on m'avait mis au courant récemment», a dit le ministre Dupuis. À la même émission, le syndicaliste Ken Pereira, celui qui avait rendu publiques les notes de frais astronomiques de M. Dupuis, a insisté pour dire qu'il n'était pas la source de l'article de La Presse révélant les liens entre la centrale avec les gangs de motards. M. Pereira, qui a durement attaqué M. Dupuis mais excusé Jean Lavallée, a demandé la protection de la Sûreté du Québec. Les frictions de M. Pereira avec la FTQ étonnent les initiés: au début de 2008, ce transfuge avait été choisi comme le porteur de la poursuite de la FTQ-Construction contre son ancien syndicat, le Conseil provincial de la construction, local 2182.

Connu

Selon une source patronale, l'infiltration de la FTQ-Construction par le monde interlope est connue depuis plusieurs années. Même si le leader trifluvien des Hells, Normand «Casper» Ouimet a des liens avec l'ex-directeur général Jocelyn Dupuis, c'est davantage le chapitre de la Rive-Sud, les «H.A. South» anciennement basés à Saint-Basile-le-Grand, qui ont pénétré dans l'industrie de la construction.

Dans cette industrie, on est conscient que certaines entreprises ont versé du côté de l'illégalité. Des perquisitions ont eu lieu récemment, mettant au jour un système de fausses factures.

Selon les informations obtenues par La Presse, plus d'une dizaine d'entrepreneurs sont passés à table à la Sûreté du Québec, et ont dénoncé des pratiques illégales de la centrale. Sous le couvert de l'anonymat, un représentant en vue du secteur patronal au Québec laisse tomber: «C'est de commune renommée que les Hells sont avec la FTQ-Construction».

Un an après sa première élection en 2003, le gouvernement Charest était venu bien près d'ouvrir la boîte de Pandore. Au printemps 2004, tous les ténors patronaux réclamaient une enquête sur les dépassements de coûts systématiques des grands chantiers industriels, des coûts supplémentaires de près de 25% sur ce qui se construit partout ailleurs. La FTQ, alors dirigée par Henri Massé, avait rué dans les brancards, et le premier ministre Jean Charest s'était contenté d'une enquête beaucoup plus étroite sur le dérapage de 250 millions du chantier de la Gaspésia. Au Forum des générations, quelques mois plus tard, la FTQ avait affiché, rappelle-t-on, une sympathie étonnante pour le gouvernement libéral qui venait pourtant de modifier le Code du travail pour favoriser la sous-traitance.

Train de vie luxueux

Le train de vie luxueux de M. Dupuis fait jaser depuis longtemps à la centrale. Déjà lors de la dernière période de maraudage, les pancartes des adversaires syndicaux dépeignaient le directeur général en route vers la Californie au volant de son VUS BMW, et traînant un énorme hors-bord. Il possédait en outre une Corvette de collection. Dans le reportage de Radio-Canada, Ken Pereira parlait de la «vie de superstar» du leader syndical, un permanent qui dépensait sans compter.

Son patron Jean «Johnny» Lavallée, n'est pas en reste; on a fait longtemps des gorges chaudes à la centrale d'un chef syndical qui ne pouvait stationner son auto comme les autres employés: trop haut, son Hummer restait dans l'aire des véhicules de service. Avant le coûteux véhicule utilitaire, c'était une Cadillac aux enjoliveurs dorés. M. Lavallée, permanent syndical, pilote son avion personnel - son troisième appareil -, il a une maison très imposante près de Mascouche, mais une résidence secondaire plus importante encore dans la municipalité de Lac-aux-Sables, en Mauricie.

Pour sa part, le président de la FTQ, Michel Arsenault, n'a toujours pas commenté cette affaire.




Comédien et animateur d'émissions jeunesse
Jean-François Harrisson fait dans la porno juvénile

06 03 2009

( Agence QMI ) - Le comédien montréalais Jean-François Harrison, qui a joué dans plusieurs émissions jeunesse, a été formellement accusé de possession et de distribution de pornographie juvénile, hier après-midi, au Palais de justice de Montréal.

Il a également été accusé de possession d'une petite quantité de drogue, dont de l'ecstasy, notamment.

Jean-François Harrisson a été remis en liberté, moyennant une caution de 2000 $.

Selon nos informations, le jeune homme de 34 ans a été arrêté par la police de Montréal à son domicile dans Hochelaga-Maisonneuve mercredi après-midi aux environs de 14h30.

Les policiers du SPVM ont été appelés à se rendre au domicile de l’artiste après avoir été contactés par le Centre national de coordination contre l’exploitation des enfants situé à Ottawa (NCEEC).

Le NCEEC avait été alerté de la situation à la suite d’une enquête menée par les autorités américaines au sujet d’un présumé fournisseur de matériel pornographique juvénile ayant des liens avec plusieurs personnes au Canada, dont l’accusé.

À leur arrivée à l’appartement de Harrisson, les policiers du SPVM ont mis la main sur «une certaine quantité de matériel et des photos», a confirmé l’agent Oliver Lapointe du SPVM.

Né à Montréal, l'acteur de 34 ans joue actuellement dans Une grenade avec ça? et Grosse vie, avec Normand Brathwaite, émissions respectivement diffusées sur les ondes de VRAK-TV et de Radio-Canada. L'acteur, qui a grandi à Matane, a aussi joué dans Minuit, le soir, Ramdam et Watatow.

Porte-parole pour le concours Festifilm de courts métrages au niveau secondaire, il a aussi joué dans des pièces de théâtre, dont Des Grenouilles et des hommes et Le Bruit et la fureur.

En 2008, il a été en nomination au Gala Artis dans la catégorie: Artiste d’émissions jeunesse. En 2005 et 2006, il a été en Nomination au Prix Gémeaux pour meilleure interprétation rôle de soutien.




Spectaculaire accident sur Charest
«Il me disait d'enlever ça !» - le passager

06 03 2009

( Jean-François Racine - Le Journal de Québec ) - Le passager de la voiture a été encore plus chanceux que le conducteur puisqu'il s'en tire presque sans aucune égratignure.

Debout, un peu ébranlé mais sur ses deux pieds, Martin Larochelle a raconté comment la lourde pièce de plus de 17 tonnes s'est écrasée soudainement sur le véhicule à bord duquel il prenait place. Les deux hommes rentraient à la maison après leur journée de travail.

«On était arrêté à la lumière et j'ai entendu un grand bruit de saut de camion. Le trailer sautait à l'arrière. Je me suis viré de bord et j'ai vu un gros cube noir arriver qui a écrasé l'auto.»

Indemne, il a réussi à sortir pour aller chercher de l'aide pour son collègue de travail prisonnier sous la charge. À peine quelques centimètres et il subissait le même sort.

«J'ai vu mon chum écrasé sur moi me demander d'enlever ça. Je suis sorti du véhicule.»

«Pas réglementaire certain»

M. Larochelle n'est pas convaincu que les chaînes étaient suffisantes pour retenir un poids si imposant sur la plate-forme.

«Ce n'est pas réglementaire certain. Avec une grosseur de chaîne comme ça, à 35 000 livres, ils ne me feront pas croire que c'est légal», dit-il.

Ce n'est dernier se pose également des questions sur la vitesse du camion. «Pour que le trailer saute comme ça, c'est sûr qu'il allait vite.»

Encore sur l'adrénaline de l'accident, il attendait de rencontrer les enquêteurs avant d'aller rejoindre son compagnon d'infortune à l'hôpital.

«J'ai mal à une jambe et au bas du dos. Je vais le sentir un peu plus tard. J'espère ne pas revoir ça.»




La caisse populaire de Loretteville poursuivie pour détournement de fonds

06 03 2009

( Simon Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - La caisse populaire Desjardins de Loretteville est poursuivie pour un «détournement de fonds» allégué de 2,6 millions $ survenu à la suite de «pressions insoutenables» du bras immobilier de la FTQ.

Un promoteur de la région, Laurent Gaudreau, a appris par son directeur de compte, juste avant Noël, que la totalité de son compte d'épargne avait été transférée à la SOLIM, gestionnaire de fonds spécialisé en immobilier du Fonds de solidarité FTQ.

«À ce compte-là, n'importe quel homme peut vider le compte de son ancienne épouse s'il est chum avec un dirigeant de la caisse», a déploré M. Gaudreau au Soleil, hier.

Le promoteur est en conflit avec la SOLIM depuis qu'elle a retiré son appui au projet Phénix, une salle de spectacle multimédia de 14 millions $ qui devait être construite à la chute Montmorency.

M. Gaudreau s'attendait à ce que les tribunaux tranchent une question : la SOLIM peut-elle récupérer ses 2,6 millions $ avancés pour le projet ou s'agit-il d'une mise de fonds perdue par l'investisseur?

«Jamais je n'aurais pensé que la caisse décide à la place d'un juge et vide mon compte sans même m'en parler, dénonce M. Gaudreau. Surtout que j'ai une lettre du contentieux de la Fédération des caisses Desjardins qui dit qu'on ne peut pas faire ça.»

La poursuite soutient que, dès l'été passé, la caisse a prévenu M. Gaudreau que la SOLIM faisait des pressions pour mettre la main sur l'argent. Puis, à l'automne, le directeur du compte lui aurait admis faire «l'objet de pressions insoutenables», dont la menace de «lui retirer d'importants dossiers de financement si les sommes» ne lui étaient pas remises.

M. Gaudreau assure que le compte est au seul nom de son entreprise, et qu'il fallait deux signatures, la sienne et celle de la SOLIM, pour toucher à l'argent.

Alors que seule la caisse est visée par la poursuite, la SOLIM a demandé à intervenir. Elle objecte qu'un document signé par la caisse et la SOLIM - à la connaissance de M. Gaudreau - prévoit que les sommes pouvaient être retirées «en tout temps» et «sans explication».

Selon le président de la SOLIM, tout a été fait «dans les règles de l'art». Il déplore que les noms de deux institutions soient entachés par cette affaire. «Le Fonds de solidarité ne s'amuse pas à aller chercher de l'argent dans le compte de banque des gens, affirme Guy Gionet. Le projet n'a pas bien été et ça continue à mal aller. Il (M. Gaudreau) pense qu'il peut utiliser une procédure pour se faire justice lui-même.»

Le président de la SOLIM n'a pas connaissance d'autres projets dans lesquels la caisse populaire de Loretteville est partenaire, bien qu'elle pourrait faire des propositions sur certains dossiers.

«Il faut que je protège mes actionnaires et je ne peux pas me faire arnaquer non plus, dit M. Gionet. (...) Tout est légal et c'est pour ça qu'on se défend.»

L'avocat de la SOLIM demande à la cour de refuser que le cabinet Gravel, Bédard, Vaillancourt continue à représenter M. Gaudreau. La même firme a veillé aux intérêts du promoteur pendant la gestation du projet Phénix. L'argent de la SOLIM devait notamment servir à payer les avocats, et un membre de la firme sera appelé à témoigner, plaide Me Louis Demers.

Au Mouvement des caisses Desjardins, André Chapleau préfère laisser le tribunal faire son travail. «Le juge devra décider à qui appartenaient les sommes et si la caisse a erré», commente-t-il.

À la caisse de Loretteville, le directeur général, Marcel Champagne, n'a pas retourné notre appel, et le directeur du compte, Richard Gagnon, a décliné l'invitation à commenter le dossier.




35 000 livres sur son auto

06 03 2009

( Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - On peut pratiquement parler d'un miracle. Un homme de Québec âgé dans la mi-vingtaine a survécu à la chute sur sa voiture d'une dalle de béton de 35 000 livres, hier après-midi, sur le boulevard Charest, tout juste en face du bar de danseuses Lady Mary Ann.

Selon la porte-parole de la police de Québec, Sandra Dion, l'accident se serait produit vers 16h45. Une Ford Escort était arrêtée à un feu rouge sur Charest, direction est, quand un camion de la compagnie Remorquage des Chutes s'est approché à ses côtés.

«Pour une raison qui reste à être déterminée, le camion a commencé à shaker en freinant à l'approche de l'intersection, explique Mme Dion. Le chargement s'est mis à bouger, et les deux dalles sont tombées de la remorque.»

Une des deux dalles s'est affaissée sur l'Escort, écrasant principalement le côté conducteur. L'autre est tombée derrière la voiture.

«Le passager de la voiture, un homme âgé dans la quarantaine, a été en mesure de sortir de l'automobile avant l'impact, raconte Mme Dion. Pour sa part, le conducteur a été capable de se tasser à la droite le plus possible dans l'habitacle de la voiture, mais il est demeuré pris dans l'automobile.»

Le conducteur a dû attendre de longues minutes avant que les pompiers puissent utiliser les pinces de désincarcération pour le retirer de sa position. Une grue a dû se rendre sur les lieux afin de soulever la lourde charge. Dès que les pompiers ont pu la secourir, la victime a pris la direction de l'hôpital de l'Enfant-Jésus.

«Tout au long de ces opérations, il est demeuré conscient et il parlait avec les pompiers et ambulanciers», précise Mme Dion.

La porte-parole de la police a refusé de confirmer l'information, mais une source crédible a indiqué que l'automobiliste s'en est tiré avec une clavicule cassée. Cette information tient du miracle quand on sait que l'autre dalle a fait un trou de six pouces de profond dans l'asphalte quand elle est tombée au sol.

Selon Mme Dion, il est trop tôt pour expliquer pourquoi le chargement n'a pas été soutenu par ses amar­res. Une enquête est en cours.

Pour Remorquage des Chutes, une entreprise de Beauport qui est une propriété d'Annie Fortier, il s'agit du deuxième accident grave en un an dans lequel un de ses véhicules est impliqué. En mai dernier, une remorqueuse de cette compagnie était entrée en collision avec un cyclomoteur sur le boulevard Hamel, entraînant la mort de son conducteur, un ado de 16 ans, Jean-François Lévesque.

En février 2004, la Commission des transports du Québec avait déclaré totalement inapte cette compagnie de transport pour une période de cinq ans en raison de son bilan routier peu reluisant. Ses administrateurs Michel et Christian Fortier ne pouvaient plus diriger une compagnie de transport durant la même période.

Malgré tout, la compagnie n'a jamais fermé ses portes. D'abord transférée à un tiers et ensuite à Annie Fortier, la fille de Michel Fortier et la soeur de Christian, l'entreprise est toujours demeurée en activité. Même s'il ne pouvait pas diriger de compagnie de transport, Christian Fortier est toujours resté dans le portrait, alors qu'il est en charge de l'entretien des véhicules. Annie Fortier n'a pas donné suite à nos deux appels hier.




Exportation d'hydroélectricité: la résistance s'organise

06 03 2009

( François Cardinal - La Presse ) - La volonté du gouvernement Charest d'exporter plus d'hydroélectricité vers les États-Unis rencontre une vive résistance: des communautés autochtones, des syndicats et des groupes écologistes se mobilisent afin de convaincre les législateurs américains de refuser l'hydroélectricité québécoise.

Une première démarche en ce sens aura lieu mardi prochain, a appris La Presse, alors que plusieurs organisations sont invitées à se rendre dans l'État de New York pour rencontrer des membres haut placés de l'équipe du gouverneur, David A. Paterson.

L'objectif de cette «rencontre d'information», qui se tiendra dans la capitale de l'État, Albany, est de permettre aux différents groupes de s'exprimer sur une éventuelle croissance des importations d'hydroélectricité du Québec.

Bien garnie, la liste d'invités dressée par des écologistes américains comprend des groupes environnementaux comme le Sierra Club USA, des groupes québécois comme le Centre Hélios, des représentants du mouvement syndical telle la coalition Apollo Alliance ainsi que des communautés innues.

De nombreux groupes ont confirmé leur présence, dont la communauté d'Uashat-Maliotenam, de Sept-Îles, qui sera représentée par son chef, Georges-Ernest Grégoire. «Nous allons faire valoir aux autorités de New York que les autochtones sont traités ici comme des étrangers qui n'ont pas de droits, a indiqué l'avocat de la communauté, James O'Reilly. J'espère que cela permettra une vaste mobilisation, que cela se rendra devant les Nations unies.»

Doit-on s'attendre à une mobilisation internationale comme celle qui a fait tomber le projet Grande Baleine il y a quelques années? «C'est ce que nous souhaitons», a répondu Me O'Reilly.

La tâche sera toutefois plus ardue cette fois-ci, car certains groupes ont décliné l'invitation. L'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) a prétexté un conflit d'horaires, tandis que la Fondation Rivières et Nature Québec ont carrément choisi de ne pas y assister.

Cette levée de boucliers fait suite aux nombreuses visites faites ces derniers mois par les autorités québécoises dans le nord-est des États-Unis et, surtout, aux récentes et insistantes pressions exercées sur Ottawa par Québec.

Dans les jours précédant la rencontre entre Barack Obama et Stephen Harper, le 19 février dernier, le premier ministre Jean Charest avait en effet demandé à ce dernier de sensibiliser le président aux bienfaits de l'hydroélectricité.

Le problème, à l'heure actuelle, c'est que le gouvernement américain ne considère pas l'hydroélectricité comme une énergie renouvelable. Plus précisément, il refuse que l'électricité provenant des grands barrages soit admissible à un programme fédéral de subvention appelé «Renewable Energy Production Incentive».

Du coup, l'hydroélectricité est financièrement moins intéressante que les autres filières d'énergie propre, comme le solaire, l'éolien et la géothermie, qui ont droit à une subvention de 1,5 ¢/kWh.

La situation est sensiblement la même dans les États américains, où les grands projets hydroélectriques ne sont pas reconnus dans les «Energy Portfolio Standards», un programme réglementaire qui vise le développement des petits producteurs d'énergie verte.

«Nous avons nos propres programmes d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables, précise Annie Wilson, responsable du dossier Énergie pour le Sierra Club USA, section Atlantique. Toute exportation supplémentaire d'hydroélectricité minerait les objectifs que nous nous sommes fixés.»

Cet argument, la Fondation Rivières le partage. «Les Américains craignent, avec raison, le dumping d'hydroélectricité québécoise, qui empêcherait le développement des énergies renouvelables aux États-Unis», indique la directrice, Anne-Marie Saint-Cerny.

Catastrophe

Cela dit, la Fondation ne sera pas de la rencontre, car elle préfère formuler ses critiques contre la stratégie énergétique du Québec en demeurant en sol québécois. «Ce que nous avons à dire, nous le dirons aux Québécois», précise Mme Saint-Cerny.

«Nous estimons que ce qui se prépare pourrait tourner à la catastrophe, ajoute-t-elle. Contrairement à ce que prétend le gouvernement, les États ne prévoient pas d'achats massifs dans le futur, mais plutôt une réduction des importations. Et nous, on aménage des rivières en pensant qu'ils vont tout acheter! Dans un tel contexte, on ne peut écarter l'hypothèse d'une fermeture éventuelle des chantiers québécois.»

Du côté de l'AQLPA, on préfère attendre d'avoir plus d'information avant de se joindre officiellement à une nouvelle coalition. «Si la prise de position (des groupes américains) reflète la nôtre, à savoir qu'il vaut mieux développer les sources d'énergie propre comme le solaire, l'éolien et la géothermie avant de toucher à une autre rivière, nous allons certainement encourager la bonne action», a lancé André Bélisle, président de l'organisme.

Quant à Nature Québec, il n'a tout simplement «pas l'intention de se prêter à un tel exercice». «Les enjeux sont importants. Les impacts doivent être connus, doivent faire l'objet d'un débat. Mais nous souhaitons que celui-ci ait lieu de manière sereine dans un cadre établi par les Québécois», précise le directeur, Christian Simard.




Boulevard Charest
Spectaculaire accident

06 03 2009

( Jean-François Racine - Le Journal de Québec ) - Un conducteur de 24 ans a eu la vie sauve, jeudi, après la chute accidentelle d'une charge de 17,5 tonnes sur le devant de sa voiture.

Vers 16h45, un camion remorque de l'entreprise Remorquage des Chutes (RDC) qui circulait vers l'est sur le boulevard Charest a échappé deux pièces qu'il transportait sur la plate-forme à l'arrière de son tracteur routier.

L'une des deux s'est échouée sans gravité sur la chaussée, tandis que l'autre a complètement écrasée l'avant d'un véhicule qui était immobilisé au feu rouge près de la rue Vincent-Massey, devant le cabaret Lady Mary-Ann.

La suite des événements tient quasiment du miracle. Sous les yeux médusés de plusieurs témoins, un camion capable de tirer près de 40 tonnes a été escorté d'urgence sur les lieux par les policiers. Des chaînes ont été minutieusement installées afin de soulever la pièce sans l'échapper de nouveau. La quinzaine de pompiers sur place ont finalement pu découper la toiture de l'automobile avant de sortir la victime.

Plus d'une heure

La collaboration exemplaire entre les différentes équipes de secours a certainement aidé à réussir les délicates manoeuvres. Les efforts ont duré un peu plus d'une heure sous une température de -8°C.

Aussi spectaculaire que dramatique, le sauvetage s'est heureusement terminé avec grand succès.

Ls paramédics confirment que le blessé était conscient et alerte durant son transport à l'hôpital de l'Enfant-Jésus. Les jambes, les chevilles et une clavicule auraient été touchées. Le dernier bilan de santé faisait même état d'une simple fracture à la clavicule.

La vitesse ou le matériel ?

Les enquêteurs tenteront de déterminer si une faute a été commise par le remorqueur. Les contrôleurs routiers ont été dépêchés sur place afin d'inspecter le matériel utilisé par la compagnie. Une expertise technique a été demandée. «La vitesse va aussi être analysée», a indiqué Sandra Dion, porte-parole de la police de Québec.

En 2004, la Commission des transports a imposé une sentence sévère à Remorquage des Chutes en stoppant ses activités et celles de ses propriétaires pour une durée de cinq ans, qualifiant le bilan de l’entreprise de «désastreux» et de «décourageant».




Suicide assisté: Bolduc en appelle à un débat

06 03 2009

( Jean-Frédéric Légaré - Le Soleil ) - (Québec) - Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, s'est dit compatissant à l'égard d'André Dion, un citoyen de Québec atteint d'un cancer incurable qui sollicitait son aide par le truchement d'une lettre parue hier dans Le Soleil, «pour mieux terminer (sa) vie». Même si le ministre juge impossible de donner suite à la requête, il estime que le débat de société devra se faire.

«Le ministre est très compatissant et très sensible à la question», a déclaré son attachée de presse, Marie-Ève Bédard, en réponse à la lettre de M. Dion, qui demande une assistance pour pouvoir mettre fin à ses jours «dans la dignité». Dans sa missive, l'homme atteint d'un cancer de la prostate et des os affirme qu'il ne veut pas devoir partir à Zurich, en Suisse, pour recevoir une assistance en toute légalité. Il demande donc au ministre d'intervenir à Ottawa pour que «l'aide médicale de compassion ne soit plus un crime».

«Le suicide assisté est une question très complexe et très délicate qui comporte une dimension tant personnelle que religieuse, éthi­que et médicale. C'est un débat de société qui va devoir se faire», a ajouté l'attachée de presse.

Le ministre a déjà démontré son ouverture à l'égard du suicide assisté. Dans un ouvrage collectif intitulé Mourir dans la dignité?, paru peu avant son entrée au Conseil des ministres, en juin, le Dr Bolduc signe un chapitre dans lequel il écrit en toutes lettres que, selon lui, «il faudrait laisser la porte entrouverte pour certains cas particuliers qui peuvent justifier de répondre positivement à (une) demande» de suicide assisté.

Malgré cette opinion personnelle, le ministre a indiqué qu'il était pour l'heure impossible de répondre favorablement à la demande de M. Dion, le suicide assisté étant illégal en vertu du Code criminel, qui relève de la justice fédérale. Le gouvernement du Québec n'a pas non plus de position ferme sur le sujet controversé et ne compte pas l'aborder dans un avenir rapproché, d'ajouter Marie-Ève Bédard.

Le ministre Bolduc compte néanmoins en discuter avec sa collègue à la Justice, Kathleen Weil. Le cabinet de la ministre a d'ailleurs confirmé que des discussions allaient avoir lieu entre les deux personnes. «(Le suicide assisté) est un sujet très préoccupant et très important. C'est un débat de société très important et on est très sensible à ça», a déclaré l'attaché de presse de la ministre, Philippe Archambault, qui n'a pu donner davantage de précisions en raison d'un cas de suicide assisté présentement saisi par la justice. Dans ces circonstances, la procureure générale doit observer son devoir de réserve.

Collège des médecins

André Dion interpellait également le Collège des médecins du Québec dans sa lettre. Il dit en effet espérer que les médecins qui aident activement les mourants à mettre fin à leurs jours ou qui veulent le faire puissent être soutenus par le Collège.

Une porte-parole a cependant indiqué au Soleil que la corporation professionnelle n'avait pas de position officielle sur le suicide assisté, mais que son groupe de travail en éthique clinique avait récemment réfléchi à la question. Il déposera les résultats de sa réflexion à l'automne dans un document de référence qui sera intitulé Les soins appropriés au début, tout au long et en fin de vie. Aucune position ferme à l'égard du suicide assisté ne devrait cependant transpirer de ce document, assure-t-on.




Mobilisation pour le Crashed Ice: Labeaume se fera discret

06 03 2009

( Jean-François Cliche - Le Soleil ) - (Québec) - Essuyant depuis lundi un feu nourri de critiques pour son appui à Red Bull, que certains ont jugé trop enthousiaste, le maire Régis Labeaume a décidé de se faire plus discret et a acheté sa caisse de boisson énergisante hier, loin des caméras.

«Je trouve que j'ai suffisamment donné cette semaine dans cette histoire-là. J'en ai déjà acheté, je vais en acheter d'autre demain (aujourd'hui), mais je n'ai pas le goût de le faire avec vous (les journalistes)», a déclaré M. Labeaume lors d'un point de presse, quand une journaliste lui a demandé si la controverse l'avait rendu plus hésitant. Le maire s'est finalement exécuté hier, alors qu'il a acheté une caisse de 24 canettes à l'abri des médias, a fait savoir la Ville dans un communiqué.

C'est aujourd'hui que, à l'appel du 93,3, la population de Québec est censée acheter du Red Bull afin d'exprimer son soutien au retour du Crashed Ice dans la côte de la Montagne, en dépit de l'opposition et même des menaces de poursuites de certains résidants de l'endroit. Au conseil municipal de lundi, M. Labeaume avait invité les gens à le faire et avait dit, canette en main, qu'il s'en procurerait une caisse.

Depuis, des élus et des observateurs ont fait valoir que les gestes de ce genre étaient contraires à l'éthique et indignes de la fonction de maire. M. Labeaume avait réagi mercredi en disant que «quand il y a des gens qui (comme Red Bull) investissent dans la communauté, il faut les encourager».

Hier, il a ajouté que «je ne me suis pas caché, je l'ai dit au conseil, et il y en a qui me blâment de l'avoir fait. Moi, je le referais. La pire des choses aurait été de se cacher une fois l'affaire partie (... mais) je pense que ce n'est pas nécessaire de l'acheter devant les caméras».




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

06 03 2009

Prévisions émises à : 5h00 HNE le vendredi 6 mars 2009

Avertissement de pluie verglaçante en vigueur.

Aujourd'hui

Neige se changeant en pluie verglaçante en mi-journée puis possiblement en pluie ou bruine intermittente cet après-midi. Accumulation de neige de 5 à 10 cm. Vents du nord-est de 20 km/h. Maximum zéro.

Ce soir et cette nuit

Pluie ou bruine intermittente. Nappes de brouillard. Vents du sud-ouest de 30 km/h avec rafales à 60. Températures à la hausse pour atteindre plus 5 ce soir puis à la baisse.

Samedi

Nuageux avec percées de soleil. Vents d'ouest de 20 km/h devenant légers en fin de journée. Maximum plus 4.

Dimanche

Alternance de soleil et de nuages avec 60 pour cent de probabilité d'averses. Minimum zéro. Maximum plus 2.

Lundi

Ensoleillé. Minimum moins 12. Maximum moins 1.

Mardi

Ensoleillé. Minimum moins 9. Maximum plus 2.

Mercredi

Alternance de soleil et de nuages avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 8. Maximum zéro.

Jeudi

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 3. Maximum moins 1.




Plongeur porté disparu près de Thetford Mines: le corps est retrouvé

06 03 2009

( BRANCHEZ-VOUS.COM ) - Un plongeur porté disparu à Robertsonville, près de Thetford Mines, a été retrouvé sans vie jeudi après-midi.

( Publié par : Olivier Caron ) - L'homme de 29 ans, originaire de Victoriaville, Philippe Simoneau, effectuait une plongée en solitaire dans une mine désaffectée, la mine Flinkote, où son corps a finalement été retrouvé. Il avait plongé mercredi après-midi, mais n'avait pas été revu depuis. Sa voiture avait été retrouvée près de cet endroit, alors que ses effets personnels et ses deux chiens se trouvaient dans celle-ci.

Ce sont les plongeurs de la Sûreté du Québec qui ont retrouvé le corps du plongeur vers 15h35, à environ 400 pieds du point d'entrée à l'eau.

(source: TVA)




Les mathématiques extraterrestres

06 03 2009

( Mathieu Perreault - La Presse ) - Entre 361 et 37 964. C'est le nombre de civilisations extraterrestres dans la Voie lactée, selon les calculs d'un astronome écossais.

Duncan Forgan, de l'Université d'Édimbourg, a obtenu ces chiffres en modifiant la «formule de Drake», mise au point voilà un demi-siècle par l'astrophysicien américain Frank Drake. Ce dernier a tout simplement défini les variables de la vie, par exemple la probabilité qu'une planète se forme autour d'une étoile, la probabilité que la vie apparaisse sur une planète, ou le nombre d'années pendant lesquelles une civilisation intelligente envoie des signaux radio dans l'espace, avant d'être détruite par un cataclysme. Les sept termes de la formule ont donné des résultats radicalement différents selon les hypothèses retenues.

Dans un essai publié par l'International Journal of Astrobiology, M. Forgan ajoute ses propres raffinements à la formule. Il retient trois hypothèses générales sur l'apparition de vie: qu'elle est très rare mais très résistante une fois existante, qu'elle apparaît souvent mais disparaît facilement, et qu'elle peut se transmettre d'une étoile à l'autre au fil des collisions d'astéroïdes par «panspermie». Il ajoute un cas de figure supplémentaire : les planètes où la vie devient rapidement intelligente sont plus susceptibles d'autodestruction - par exemple par une guerre nucléaire - que celles où la progression est plus lente.

«Je voulais ajouter une dimension sociologique aux deux grandes théories», précise M. Forgan en entrevue. «J'appelle cette hypothèse "le lièvre et la tortue", parce que, comme dans la fable, les planètes où la vie progresse trop rapidement sont plus à risque.»

Les résultats vont de 361 pour l'hypothèse de la «Terre rare», à 31 513 pour la «vie fréquente», et à 37 964 pour la panspermie. La variable «lièvre et tortue» donne des résultats de 31 573 civilisations extraterrestres. À noter, ces résultats sont basés sur les caractéristiques des exoplanètes découvertes jusqu'à maintenant, et devront être révisés après la fin de l'expérience du satellite spatial Kepler.

Robert Lamontagne, astronome à l'Université de Montréal, estime que l'étude écossaise est «sérieuse et crédible». «Dans le cas des variables "astronomiques", comme le nombre d'étoiles et de planètes, les données commencent à être plus abondantes et le calcul donne des valeurs raisonnables. Malheureusement, il est plus difficile d'appliquer la méthode pour les autres variables "biologiques" et "sociologiques" sans faire quelques hypothèses additionnelles. Le résultat devient alors plus hasardeux.»

L'astronome Forgan a tenu compte de la «zone habitable stellaire», qui est celle où l'eau liquide peut exister à la surface d'une planète, et de la «zone habitable galactique», qui exclut les systèmes solaires situés au coeur de la galaxie, où ont lieu trop d'explosions d'étoiles comme des supernovas, et ceux qui sont situés trop loin du coeur de la galaxie, et donc n'ont pas assez de matériaux nécessaires à la vie, comme le carbone, l'azote et l'hydrogène. Le chercheur écossais a postulé que la vie serait similaire à celle de la Terre, et donc qu'elle aurait besoin d'eau liquide. «Certains astronomes pensent qu'elle pourrait évoluer à partir de méthane liquide, mais il n'y a aucun moyen de savoir si c'est envisageable, dit M. Forgan. J'ai donc retenu une définition anthropocentrique de la vie.»

Pour une explication en anglais de la formule de Drake, qui comporte aussi un outil interactif permettant d'en changer les paramètres, on peut visiter le site de la télévision publique américaine.




Traquer les extraterrestres

06 03 2009

( Mathieu Perreault - La Presse ) - Le 6 mars au soir, le télescope spatial Kepler décollera de Cap Canaveral, en Floride. Dans les trois prochaines années, il devrait détecter une centaine de planètes similaires à la Terre, où la vie pourrait avoir éclos.

«C'est un pas crucial dans la recherche des exoplanètes», explique Robert Lamontagne, astronome à l'Université de Montréal. «Jusqu'à maintenant, nous n'étions pas capables de détecter des planètes dont la masse était inférieure à deux ou trois fois celle de la Terre. Kepler pourra voir les planètes de même masse que la Terre, et même moins.»

Les exoplanètes sont détectées par deux méthodes. On peut déduire leur existence à partir de la variation de la vitesse de rotation de son étoile, due à l'attraction gravitationnelle de la planète. Plus rarement, on peut «voir» la planète quand elle passe devant l'étoile et en diminue l'intensité. Mais cette dernière méthode, plus précise que l'autre parce qu'elle équivaut à une observation plus directe de la planète, nécessite des télescopes très puissants, et ne peut être utilisée si l'axe de la planète ne la fait pas passer devant son étoile. Plus de 340 exoplanètes sont indiquées dans un catalogue de l'Observatoire de Paris.

Une soixantaine d'exoplanètes ont été détectées en «transit», devant leur étoile. Selon M. Lamontagne, Kepler devrait détecter une centaine de planètes en transit ayant la taille de la Terre, et de 200 à 300 ayant deux ou trois fois la taille de la Terre. Kepler scrutera pendant trois ans la même région du ciel, qui abrite 100 000 étoiles. Il pourra détecter une variation d'intensité de l'étoile d'un millionième, ou 0,0001%, ce qui pourrait permettre d'analyser la composition de l'atmosphère des exoplanètes.

«Jusqu'à maintenant, nous n'avons détecté que deux ou trois exoplanètes plus ou moins de la taille de la Terre, c'est-à-dire deux ou trois fois sa masse, et qui sont situées dans une zone habitable, ni trop près ni trop loin de son étoile,» dit M. Lamontagne.

Kepler sera le télescope spatial embrassant la plus vaste zone du ciel, selon Denis Laurin, gestionnaire de l'astronomie spatiale à l'Agence spatiale canadienne. «C'est une optique très impressionnante, dit M. Laurin. Il n'a pas seulement un miroir comme Hubble, mais aussi une lentille correctrice.» Kepler a une lentille d'un mètre de diamètre, contre seulement 30 centimètres pour le télescope spatial européen Corot, lancé en 2006, qui a permis de détecter les exoplanètes les plus semblables à la Terre.

L'équipe d'une quinzaine de chercheurs qui disséqueront les données de Kepler a un lien avec le Canada. Elle compte un astronome qui a travaillé sur le télescope spatial canadien Most, lancé en 2003, qui avait une lentille de 15 centimètres. «Most est un peu similaire à Kepler, mais en beaucoup plus modeste», dit M. Laurin. Le satellite canadien a détecté trois exoplanètes, et a réalisé une première, selon M. Laurin: l'observation de l'effet de la réflexion de la planète sur l'étoile.




Rencontre entre Gates et MacKay sur l'Afghanistan

06 03 2009

( Lee-Anne Goodman - Agence France-Presse - Washington ) - Au terme d'une rencontre avec son homologue américain, le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, a affirmé jeudi que gagner la guerre en Afghanistan n'était pas une simple question de volonté militaire.

Le ministre canadien a rencontré le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, pendant près d'une demi-heure au Pentagone pour discuter de l'Afghanistan.

Selon M. MacKay, pour gagner la guerre, il faudra renforcer la capacité du gouvernement afghan à faire davantage à sa population et former adéquatement les forces de sécurité, la police et l'armée. Mais par-dessous tout, il faudra adopter une approche compréhensive, selon le ministre.

Le premier ministre Stephen Harper avait affirmé dimanche à la chaîne américaine CNN que la guerre en Afghanistan ne pouvait pas être gagnée tout simplement en restant dans le pays.

M. Mackay a également dit que le Canada mettait fin à sa mission de combat en 2011 comme il était prévu puisque tel était le souhait du Parlement et des canadiens.

Il a ajouté que l'on ne pouvait pas aspirer à bâtir la démocratie et les institutions afghanes sans respecter celle du Canada. Il a cependant précisé que le Canada jouerait un rôle dans le pays après 2011 et que cette mission devait être reconfigurée.




Québec
Un contre-poids de 35 000 livres sur sa voiture

06 03 2009

( Source : SPIQ.ca ) - Le conducteur d'une automobile s'en est tiré par miracle, en fin de journée, lorsque son véhicule a été complètement écrasé par un contre-poids de 35 000 livres.

L'accident est survenu jeudi à l'intersection du Boulevard Charest Ouest et de la Rue Vincent-Massey, peu avant 17h00. L'automobiliste était vraisemblablement arrêté à l'intersection, lorsque pour une raison inconnue, deux contre-poids de 35 000 livres chacun sont tombés d'un camion remorque situé à proximité. L'une de ces deux masses d'acier est venue écraser la voiture du côté conducteur, l'autre tombant à quelques pieds plus loin.

Initialement réparti pour un accident de la route, l'appel est rapidement balancé en sauvetage mâchoire suite aux détails donnés au 911 par les autres automobilistes et citoyens. Le 203 est le premier véhicule sur les lieux et confirme la nécessité urgente de l'utilisation des pinces de décarcératrion, et par le fait même, l'utilisation d'une deuxième équipe avec mâchoires. Le 204 et le 305 sont demandés en coopération.

Sur les lieux, le Chef Verreault demande qu'on dépêche sur place une remorqueuse lourde de 10 roues avec boom téléscopique. Dès l'arrivée de ce mastodonte (escorté par deux véhicules de police avec girophares et sirènes), des manoeuvres ont lieu pour faire basculer lentement l'énorme masse d'acier et ainsi permettre aux équipes de libérer le conducteur de sa fâcheuse position.

En plus des services d'urgence et des divers services de remorquage sur place, des employés de la compagnie LAM-E, située tout près, se sont précipités sur les lieux de l'intervention avec des chaînes et outils de levage.

Reportage photographique à voir sur le site spiq.ca




Québec
Un bloc de plusieurs tonnes tombe sur son véhicule

06 03 2009

( Félix Tremblay - TVA/Québec pour LCN ) - Un automobiliste d'une quarantaine d'années a été gravement blessé en début de soirée jeudi à Québec quand un fardier qui transportait deux énormes blocs de béton a perdu son chargement.

Un des blocs, qui pèse environ 16 tonnes, est tombé sur sa voiture. L'homme est resté coincé dans pendant plusieurs minutes avant qu'on réussisse à le dégager.

Pendant tout ce temps, l'homme était encore conscient. Il a été transporté à l'hôpital de l'Enfant-Jésus.

Le passager de la voiture s'en est tiré, lui, indemne.




La FTQ-Construction refuse de commenter

06 03 2009

( La Presse Canadienne - Montréal ) - Au lendemain des révélations faites par Radio-Canada au sujet de l'ancien directeur-général de la FTQ-Construction, le syndicat s'est refusé jeudi à tout commentaire, tout comme la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) à laquelle il est affilié.

Les directions des deux syndicats ont préféré garder le silence, donnant le mot d'ordre à leurs membres de n'émettre aucun commentaire.

Une enquête de Radio-Canada révélait, mercredi, que l'ancien directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis, s'est fait rembourser près de 125 000 $ en dépenses en six mois.

Jocelyn Dupuis a été à la tête du syndicat de 70 000 membres pendant 11 ans, avant de quitter son poste en novembre dernier. Il aurait touché une indemnité de départ de 140 195 $, selon Radio-Canada.

La télévision publique a obtenu 34 rapports de dépenses et 109 factures, pour la période entre décembre 2007 et mai 2008, indiquant que M. Dupuis s'est notamment fait rembourser 110 000 $ en dépenses au restaurant, soit une moyenne de 4753 $ par semaine.

Dans le reportage complet, qui a été diffusé jeudi soir, Radio-Canada rapporte que certaines des factures sont détaillées, mais que d'autres sont des reçus remplis à la main.

Contacté en Floride, M. Dupuis n'a pas nié le montant des réclamations, et a soutenu qu'elles étaient «autorisées» et «approuvées par l'exécutif».

L'enquête de la SRC rapporte par ailleurs que M. Dupuis a des liens avec Raynald Desjardins, un homme au lourd passé criminel qui a été condamné en 1994 pour trafic de cocaïne, en lien avec le groupe de motards les Hells Angels. M. Desjardins a purgé 11 ans de prison, sur la peine de 15 ans dont il avait écopé. Il a été libéré en 2005.

M. Desjardins a affirmé à la télévision publique être revenu dans le droit chemin.

Raynald Desjardins a également reconnu, en entrevue avec Radio-Canada, faire affaire avec M. Dupuis, ainsi que d'autres collaborateurs, en travaillant à titre de représentant pour un projet de décontamination.

Le nom de M. Desjardins figurait à quelques reprises sur les reçus de restaurant de M. Dupuis révélés par la SRC.




Crise dans les médias : «Ce qu'on observe est inquiétant» - François Bourque de la FPJQ

06 03 2009

( RueFrontenac.com - Écrit par Yvon Laprade ) - La crise que traversent les médias laisse sans mot le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), François Bourque. « Ce qu’on observe est inquiétant, préoccupant », confie-t-il en entrevue à RueFrontenac.com.

Affirmer que ça ne va pas bien dans les médias traditionnels est un euphémisme. Pour dire les vraies choses, il faudrait parler d’une véritable hécatombe.

Lock-out au Journal de Montréal. Lock-out à l’hebdo Le Réveil, à Saguenay. Incertitude au quotidien Le Soleil, qui pourrait perdre la moitié de son effectif à la rédaction. Appréhensions au quotidien The Gazette, qui tente d’éviter le pire dans le giron de CanWest.

Le groupe Transcontinental connaît des moments difficiles, tant avec ses hebdos qu’avec ses publications économiques. Le paysage médiatique n’est guère plus rassurant du côté de Radio-Canada, du Groupe TVA à Québec, de Corus (Info 690). Ne parlons pas de TQS.

« Les médias étaient déjà en net recul avant le début de la crise économique. Ce qu’on voit au Québec n’est pas unique. On assiste à des fermetures de grands journaux aux États-Unis, notamment. Mais on ne peut ignorer que la crise des médias nous frappe durement », précise François Bourque.

Il reconnaît que la saignée des emplois dans le métier fait l’objet d’une «réflexion».

« Je suis ouvert pour trouver des pistes de solution, pour entendre le monde. Mais que puis-je faire dans un contexte aussi peu glorieux pour les médias traditionnels ? Je n’ai pas le pouvoir de garder ouvertes les salles de nouvelles dans nos médias », concède le président de la FPJQ.

Il hésite à demander au gouvernement d’intervenir pour limiter les dégâts. «Ce qu’on peut faire de mieux, dans les circonstances, c’est sensibiliser le public au fait qu’il faut des journalistes professionnels, pour la démocratie», dit-il.

À l’affût des scabs

Par ailleurs, François Bourque tient à apporter des précisions sur la prise de position de la FPJQ – qui a suscité des réactions négatives – sur le travail des journalistes de l’empire Quebecor dans le conflit au Journal de Montréal.

« Nous sommes très à l’affût des scabs. Nous ne pourrions tolérer qu’il y ait des journalistes illégaux », dit-il.

Il n’était toutefois pas d’accord avec la prise de position du parti politique Québec solidaire, qui a expulsé un journaliste du Journal de Québec parce que celui-ci ne pouvait donner l’assurance que le fruit de son travail ne serait pas utilisé par Le Journal de Montréal.

« La position de ce parti politique était intenable. On vient de voir Québec solidaire changer son tir. Ils vont permettre aux journalistes du Journal de Québec de faire leur travail normalement », souligne le président de la Fédération.

Il ne croit pas, pour autant, qu’il soit possible de tout contrôler, de tout superviser, pour éviter que des textes provenant des journaux de l’empire Quebecor ne se retrouvent dans Le Journal de Montréal, après avoir été tamisés dans la nouvelle agence Quebecor Media (QMI).

« Un texte publié dans le quotidien Le Soleil et qui est repris par La Presse Canadienne peut se retrouver dans Le Journal de Montréal. C’est difficile de tout contrôler. Il n’y aurait plus de fin à cela », insiste-t-il.

Il croit enfin que le meilleur moyen d’empêcher la circulation de textes dont la provenance serait douteuse, c’est la loi anti-scabs.

« Mais le rôle de la FPJQ n’en est pas un syndical ni patronal. Certains voudraient qu’on soit plus militants, d’autres non. Il y a de nos membres qui nous demandent de lancer des campagnes au boycott. Je comprends que des questions se posent; il y en a qui affirment que la crise actuelle est un prétexte dont se servent des médias pour couper », mentionne-t-il.

Pour dire les choses plus clairement, la Fédération des journalistes n’a pas l’intention de se mêler des conflits de travail. «Nous, notre mandat, c’est de voir aux enjeux qui touchent l’information. Mais je dois admettre qu’en ces temps de coupures et de rationalisations, nous ne vivons pas des années glorieuses dans nos médias. On verra après la crise ce que seront nos médias», conclut François Bourque.

Quelques faits saillants:

- Le Journal de Québec a survécu à un lock-out de 16 mois décrété par l’empire Quebecor. Le Soleil de Québec, qui fait partie du groupe Gesca, traverse des moments difficiles. La salle des nouvelles pourrait être amputée de la moitié des 79 membres de la rédaction, selon le syndicat, qui dit avoir mis la main sur un document patronal.

« C’est certain que ça me dérange. Ce serait une catastrophe », commente François Bourque, lui-même journaliste au quotidien Le Soleil.

- À Montréal, le lock-out au Journal de Montréal ne laisse personne indifférent. La direction de Quebecor continue de faire preuve d’une totale indifférence, tandis que les 253 travailleurs du quotidien usent leurs semelles sur le trottoir de la rue Frontenac.

- En région, à Saguenay, un lock-out, un autre, vient de frapper les employés de l’hebdomadaire Le Réveil, propriété de Quebecor.

- En télévision, les nouvelles ne sont guère plus réjouissantes. Le président du syndicat des employés de Radio-Canada, Alex Levasseur, appréhende le pire.

«Nous pourrions voir des stations fermer leurs portes, comme ça s’est vu au début des années 1990. La société d’État avait fermé 14 stations au pays, dont trois au Québec (à Matane, Rimouski et Sept-Îles)», dit-il. Le syndicat en saura davantage sur l’avenir de ses membres vers la mi-mars, lors d’une rencontre avec la direction de Radio-Canada présidée par Hubert Lacroix.

- Le groupe TVA vient de lever la voix en vue de réduire à son tour sa production à Québec, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur le niveau d’emploi.

- À la radio, on semble baisser le ton. Corus a annoncé des compressions, il y a quelques semaines, qui ont touché des journalistes de la station Info 690. Le groupe Transcontinental n’est pas en reste. Les journalistes de ses hebdomadaires vivent des moments de tension. Les publications économiques de Transcontinental ont écopé en marge de ces programmes de compressions.

- TQS, le Mouton noir de la télé, s’est égaré dans le paysage médiatique, et l’arrivée des frères Rémillard n’a pas réglé les problèmes.




Un télescope de la NASA va rechercher des planètes similaires à la Terre

06 03 2009

( NOUVELOBS.COM avec Associated Press - | 06.03.2009 | 03:03 ) - La NASA se lance dans une chasse aux planètes comparables à notre Terre dans les coins perdus de l'univers.

Le vaisseau Kepler, muni d'un télescope de recherche, doit décoller ce vendredi soir de Cap Canaveral, où les conditions météo sont excellentes. Le télescope fouillera l'espace pendant trois ans et demi, scrutant 100.000 étoiles, mesurant leur intensité et recherchant les intermittences lumineuses qui trahissent une étoile en déclin.

"Nous ne trouverons sûrement pas E.T., mais nous pourrions trouver la maison de E.T. en regardant toutes ces étoiles" a commenté Bill Boruki, le principal scientifique de la mission, jeudi, faisant référence au film de Steven Spielberg de 1982.

Ed Weiler, administrateur adjoint à la science à la NASA, précise que Kepler n'est pas n'importe quelle mission scientifique. "Cela pourrait très bien nous apprendre que les planètes Terre sont très, très courantes, et que nous avons quantité de voisins là-haut, ou bien que la Terre est très, très rare" a déclaré Weiler. "Peut-être que nous sommes la seule Terre. Je trouve que ce serait une mauvaise réponse, parce que, je ne veux pas vivre dans un univers vide où nous avons déjà ce qui existe de mieux. Cette pensée effraie bon nombre d'entre nous", a poursuivi l'administrateur.

Kepler recherchera d'autres Terres de la taille de la notre dans les zones considérées comme habitable de l'espace. Les planètes n'y sont ni trop près ni trop loin de leur soleil, et elles sont susceptibles de contenir de l'eau à l'état liquide. "Elles ne sont ni trop chaudes ni trop froides, juste bien" a précisé Boruki.

Une fois lancé, Kepler se mettra en orbite autour du soleil, en jetant un oeil vers les constellations du Cygne et de la Lyre. Ces étoiles sont à une distance de notre planète comprise entre 600 et 3.000 années lumière.




Profilage racial
Poursuite de 350 000 $ contre la Ville de Québec

06 03 2009

( Agence QMI - Eric Thibault ) - Le plus haut tribunal du pays autorise une mère de famille d'origine haïtienne et ses deux fils, qui furent interpellés par deux patrouilleurs uniquement en raison de leur race, à intenter une poursuite de 350 000 $ contre la Ville de Québec et son service de police.

En refusant de réviser une décision de la Cour d'appel rendue en défaveur de la Ville, la Cour suprême a pour ainsi dire écarté, hier, les prétentions de la défenderesse voulant que le délai de prescription était expiré au moment où Marie-Anne Pierre-Louis a intenté sa poursuite au civil, en avril 2006.

Le 6 avril 2003 - alors que le scandale de la prostitution juvénile battait son plein avec le projet Scorpion et la mise au banc des accusés du gang de rue Wolf-Pack - la résidante de Québec circulait en compagnie de ses deux fils jumeaux de 17 ans à bord de leur minifourgonnette quand deux patrouilleurs les ont interceptés sur la côte du Palais.

Les policiers ont contrôlé leur identité en prétextant que leur véhicule en était un «d'intérêt» et en soupçonnant ses occupants qu'ils «puissent être impliqués dans des groupes criminels», selon la poursuite. Ils ont continué leur opération «bien après avoir constaté que ledit véhicule appartenait à la demanderesse» et n'était pas volé. Devant l'impatience de la dame, un des patrouilleurs lui aurait dit «qu'elle avait besoin de consulter un psychologue».

Marie-Anne Pierre-Louis a porté plainte et le Comité de déontologie policière a imposé des suspensions de cinq jours aux policiers, en concluant qu'ils s'étaient livrés à du profilage racial. Les demandeurs ont ensuite déposé une poursuite contre la Ville, en Cour supérieure, mais le tribunal a d'abord jugé leur action irrecevable, décision renversée par la Cour d'appel.

Isolés et craintifs

Dans leur poursuite, Marie-Anne Pierre-Louis et ses fils, Pierre-Alexandre et Pierre-Claude Laquerre, allèguent qu'ils «ont désormais le sentiment qu'ils ne pourront pas être des citoyens à part entière», qu'ils craignent les policiers, qu'ils ont vécu l'isolement social ainsi que des problèmes de sommeil et de santé, parmi les conséquences de cet épisode.

Ils réclament notamment 150 000 $ en guise de dommages punitifs de la Ville. Leur avocat, Me Noël Saint-Pierre, estime que le SPVQ n'avait alors «aucune politique» afin d'éviter le profilage racial et qu'il n'en a pas davantage aujourd'hui.

«Ça fait 34 ans que je vis à Québec et je n'ai jamais eu de problème avec qui que ce soit. (...) Le message envoyé (par ces policiers) est que vous ne pouvez être honnête parce que vous êtes Noirs. (...) Ça marquera mes enfants jusqu'à la fin de leurs jours», avait fait valoir Marie-Anne Pierre-Louis, en entrevue au Journal, en février 2006. Les parties impliquées n'ont pas commenté le dossier.




Michelle Obama sert des repas aux exclus à une soupe populaire de Washington

06 03 2009

( Agence France Presse ) - WASHINGTON - La Première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, a fait une apparition surprise jeudi dans un foyer de Washington où est organisée une soupe populaire, où elle a servi pendant une quinzaine de minutes des repas aux exclus, ont constaté des journalistes.

Mme Obama a servi du risotto aux champignons à une cinquantaine d'hommes et de femmes réunis au foyer Miriam's Kitchen, financé par des fonds privés et hébergé par une église presbytérienne qui aide les sans-abris depuis 26 ans.

Cette visite s'inscrit dans le cadre de la campagne de Mme Obama pour mettre en lumière les associations locales, créer des liens avec la ville et aider les personnes qui souffrent de la crise économique, selon la Maison Blanche.

"Nous vivons des temps difficiles dans ce pays", a-t-elle dit, jugeant "que nous avons tous, à un moment ou un autre, besoin qu'on nous tende la main" et appelant chacun à aider les autres, en particulier les sans-abris.

Le bureau de Mme Obama avait fourni des fruits frais, dont certains ont été servis sous forme de salade jeudi. Le risotto était également accompagné de brocolis à la vapeur, de gâteaux à la pomme et à la carotte et de petits pains complets.

Pierre Carter, 61 ans, un sans-abri en fauteuil roulant, a serré la main de Mme Obama et l'a remerciée pour sa visite. Il a expliqué qu'il venait prendre son petit-déjeuner au foyer depuis trois mois et ces visites l'ont aidé à garder le moral, a-t-il témoigné: "on vient ici et on se sent à nouveau comme une personne".

"Nous sommes tout simplement enchantés que notre nouvelle voisine ait remarqué ce que nous faisons", a déclaré la directrice de Miriam's Kitchen, Sara Gibson, indiquant que son association disposait de 1.200 volontaires et servait 200 à 250 petits-déjeunes par jour, et le déjeuner une fois par semaine, en essayant de maintenir le coût du repas en-dessous d'1,5 dollar.




Pornographie juvénile : le comédien Jean-François Harrisson accusé

06 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - MONTRÉAL - Le comédien Jean-François Harrisson, qui joue dans des séries pour adolescents, fait face à quatre chefs d'accusation, dont celui de possession de pornographie juvénile. Il a comparu jeudi au palais de justice de Montréal.

Visiblement nerveux et agité, l'homme de 34 ans a semblé irrité par la présence des médias. Il a demandé à la Cour d'émettre une ordonnance de non-publication dans son dossier, ce qui lui a été refusé.

Il est accusé de:

* Possession de pornographie juvénile

* Distribution de pornographie juvénile (février et mars 2008)

* Possession de méthamphétamine

* Possession d'ecstasy

Le juge lui a accordé une libération conditionnelle assortie des conditions suivantes:

* Il lui est interdit de se trouver en présence de mineurs, sauf s'il est accompagné d'un autre adulte conscient qu'il fait face à des accusations de possession de pornographie juvénile.

* Il lui est interdit d'accepter un emploi qui le met en relation de confiance avec des enfants de moins de 18 ans.

* Il lui est interdit de posséder ou utiliser un ordinateur (à fortiori une connexion Internet).

* Il a dû déposer une caution de 2000$.

Jean-François Harrisson sera de retour en Cour en avril pour la communication de la preuve quand la Couronne livrera le contenu de sa preuve à la défense.

L'enquête qui a fini par incriminer le comédien québécois a débuté à Seattle, aux États-Unis. L'arrestation d'un individu a conduit les policiers américains vers Jean-François Harrisson, qui a été arrêté à son tour mercredi par les policiers du Service de police de la Ville de Montréal.

Les policiers ont saisi l'ordinateur du comédien, qui contenait des images explicites montrant des actes sexuels impliquant des enfants.

Jean-François Harrisson est bien connu des adolescents pour ses apparitions dans les séries suivantes:

* Watatatow (Télé-Québec)

* Une grenade avec ça (VRAK-TV)

* Ramdam (Télé-Québec)

* Grosse vie ( Radio-Canada)

Le comédien a même été mis en nomination pour l'obtention de prix pour son rôle dans des émissions jeunesse. Jean-François Harrisson est père de famille.




Crise : La Chine se dit prête à étendre son plan de soutien économique

06 03 2009

( La Presse Canadienne avec The Associated Press ) - PEKIN - La Chine se dit prête à augmenter son plan gigantesque de soutien à son économie, si la situation le justifie, précise Pékin.

Le président de la commission du développement national et de la réforme, Zhang Ping, a déclaré vendredi qu'il n'y avait pas de projet d'ajouter au plan de soutien à l'économie déjà annoncé, mais que le gouvernement chinois regardait comment l'économie réagit.

Le plan de soutien de 586 milliards de dollars (460 milliards d'euros) annoncé le 11 novembre dernier devait être "la plus grande contribution de la Chine à l'économie mondiale" avait déclaré le premier ministre chinois Wen Jiabao, avant le G20, en espérant que les dépenses publiques de construction et d'autres projets aideraient à maintenir la croissance mondiale en générant des achats de machines importées et de matières premières.




La Romaine : Feu vert du BAPE

06 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - Le projet de complexe hydroélectrique de 1550 MW sur la rivière Romaine, sur la Côte-Nord, pourra aller de l'avant. En effet, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) vient de donner un avis favorable à ce projet d'Hydro-Québec.

Au terme d'une consultation entamée le 27 octobre 2008, la commission conjointe d'évaluation environnementale conclut que « le projet répond à trois des objectifs de la stratégie énergétique du Québec ». Ces objectifs sont:

* renforcer la sécurité des approvisionnements en énergie;

* utiliser davantage l'énergie comme levier de développement économique;

* accorder une plus grande place aux communautés locales et aux nations autochtones dans le développement énergétique.

Le BAPE fait toutefois 24 recommandations, des mesures de suivi ou d'atténuation des impacts dans son rapport de 269 pages publié jeudi. Ces recommandations concernent, entre autres, les oiseaux forestiers, la sauvagine, les saumons et les caribous.

Au sujet de la population, l'organisme note que « la réalisation du projet entraînerait vraisemblablement une importante création locale d'emplois et un besoin accru en services commerciaux et sociaux ».

Afin de « tirer pleinement parti des retombées économiques » et de prévoir les problèmes psychosociaux pouvant découler du projet, le BAPE recommande aussi qu'Hydro-Québec et les organismes gouvernementaux soutiennent la population. La société d'État devra aussi faire attention à la sécurité des utilisateurs.

Barrage de contestations

Ce projet, estimé à 6,5 milliards de dollars, a suscité de nombreuses réactions, ne serait-ce qu'à en juger par les 120 mémoires reçus par le BAPE. Plusieurs groupes environnementaux s'y sont opposés, notamment l'acteur Roy Dupuis et la Fondation Rivières. Ils avaient notamment demandé la tenue d'audiences publiques à Montréal et à Québec, afin de faire entendre leur voix - ce que le BAPE a toujours refusé.

La directrice de Fondation Rivières, Anne-Marie Saint-Cerny, a réagi au rapport en remettant en question le sérieux de son analyse. Cette fondation proposait notamment de construire un parc éolien à la place du complexe hydroélectrique.

De son côté, Nature Québec estimait que le projet de la Romaine altérerait de façon irréversible le régime hydrique du golfe Saint-Laurent, aux dépens de ses espèces vivantes. Sans compter des impacts sur le parc national de l'archipel Mingan, créé pour protéger un écosystème unique.

Les Innus Takuaikan Uashat Mak Mani-Utenam ont déjà indiqué qu'ils s'opposeront par tous les moyens à la réalisation du complexe, qu'ils avaient qualifié d'« illégal ». Ils avaient d'ailleurs expédié une mise en demeure aux premiers ministres Jean Charest et Stephen Harper.




''Bonjour la nuit'' à Corus : Jacques Fabi ne part plus

06 03 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - L'animateur de nuit sur le réseau Corus, Jacques Fabi, continuera à animer son émission nocturne, contrairement à ce qu'il avait annoncé plus tôt cette semaine.

Dans une mise au point faite vendredi, M. Fabi, à l'emploi de CKAC et de Corus depuis 31 ans, a expliqué que son employeur avait proposé aux travailleurs qui désiraient quitter de leur verser une généreuse indemnité de départ et de les aider dans les démarches qu'ils pourraient par la suite entreprendre.

Mais, a-t-il insisté, il n'est pas question pour lui de mettre fin à sa carrière chez Corus et qu'il ''s'était laissé entraîner par les nombreuses rumeurs qui couraient dans la station de Montréal''.

M. Fabi s'est excusé d'avoir mal informé ses nombreux auditeurs quant à son avenir personnel et d'avoir tenu des propos injustes à l'endroit de son collègue de travail, André Pelletier, de qui il avait dit ''qu'il avait commis une vacherie'' envers lui.

Il n'est plus question pour Jacques Fabi de discuter de sa situation chez Corus avec les auditeurs qui lui téléphoneraient.

Question de prendre un recul face à ce qui s'est passé ces dernières semaines, Jacques Fabi sera absent au cours de la prochaine semaine qu'il passera au Mexique, comme il l'avait préalablement annoncé.

''C'est mon ami André Pelletier qui me remplacera au cours de ma semaine de vacances'' a précisé M. Fabi.

Ce dernier semblait d'ailleurs heureux et beaucoup plus en forme cette nuit comparativement aux dernières semaines.




Gagner la guerre en Afghanistan n'est pas qu'une question de volonté

06 03 2009

( Par Lee-Anne Goodman, La Presse Canadienne ) - WASHINGTON - Au terme d'une rencontre avec son homologue américain, le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, a affirmé jeudi que gagner la guerre en Afghanistan n'était pas une simple question de volonté militaire.

Le ministre canadien a rencontré le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, pendant près d'une demi-heure au Pentagone pour discuter de l'Afghanistan.

Selon M. MacKay, pour gagner la guerre, il faudra renforcer la capacité du gouvernement afghan à faire davantage à sa population et former adéquatement les forces de sécurité, la police et l'armée. Mais par-dessous tout, il faudra adopter une approche compréhensive, selon le ministre.

Le premier ministre Stephen Harper avait affirmé dimanche à la chaîne américaine CNN que la guerre en Afghanistan ne pouvait pas être gagnée tout simplement en restant dans le pays.

M. Mackay a également dit que le Canada mettait fin à sa mission de combat en 2011 comme il était prévu puisque tel était le souhait du Parlement et des canadiens.

Il a ajouté que l'on ne pouvait pas aspirer à bâtir la démocratie et les institutions afghanes sans respecter celle du Canada. Il a cependant précisé que le Canada jouerait un rôle dans le pays après 2011 et que cette mission devait être reconfigurée.




Soldats morts en Afghanistan : De retour au pays vendredi

06 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN - Les corps des trois soldats des Forces canadiennes qui ont été tués, mardi, au nord-ouest de Kandahar, sont rapatriés au pays vendredi.

Les dépouilles de Dennis Raymond Brown, Dany Olivier Fortin et Kenneth Chad O'Quinn arriveront à la base militaire de Trenton, en Ontario. Les trois militaires sont morts dans l'explosion d'un engin explosif au passage de leur véhicule dans le district d'Arghandab.

Jeudi, une cérémonie a été organisée à la base aérienne de Kandahar.

Une victime de la région

Le caporal Fortin faisait partie du 425e Escadron d'appui tactique à la 3e Escadre Bagotville. Déployé depuis septembre dernier, il participait à sa première mission en Afghanistan.

Le soldat de 29 ans, qui habitait dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis 1980, devait revenir au pays le mois prochain.

Les responsables de la base de Bagotville n'ont pas dévoilé si des funérailles militaires ou civiles seront organisées pour les proches du caporal Fortin.




Caisse de dépôt et placement : Robert Tessier à la tête du C. A.

06 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - La rumeur s'est avérée vraie: Robert Tessier devient le nouveau président du conseil d'administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

La ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, en fait l'annonce jeudi après-midi. « En acceptant, il montre son sens aigu de l'État », a-t-elle déclaré en guise de présentation.

Et le principal intéressé de répondre qu'il s'agit d'un « grand honneur », mais que ce fut une décision qui « n'a pas été facile à prendre ». Ex-PDG de Gaz Métro et ancien sous-ministre au Trésor, Robert Tessier a dû, pour accepter ce poste, renoncer à ses mandats aux conseils d'administration de Gaz Métro et de CGI.

Il succède à Pierre Brunet, qui occupait cette fonction depuis cinq ans et dont le départ avait déjà été annoncé. Sa nomination aurait été entérinée jeudi matin lors d'une conférence téléphonique du Conseil des ministres.

À la barre en pleine tempête

M. Tessier arrive à la barre du conseil d'administration de la Caisse à un moment difficile. La semaine dernière, l'institution a dévoilé les pires résultats financiers de son histoire, soit des pertes de 39,8 milliards de dollars pour l'année 2008.

Le nouvel amiral se dit conscient de la situation, puisqu'il a accepté ce poste avec « la conviction profonde de pouvoir faire une différence au moment où l'institution traverse une période qui n'est pas facile ». Et d'ajouter: « Mon cheminement de carrière, mon expérience et ma crédibilité, je crois, me permettront de relever le défi ».

Selon lui, les investissements de la Caisse dans des papiers commerciaux adossés à des actifs (PCAA), qui expliquent en partie les récentes pertes, représentent un « défaut d'appréciation du risque ». Il entend donc « revoir l'ensemble des procédures de la Caisse pour s'assurer qu'elles répondent aux meilleures pratiques ».

Priorité: trouver un PDG

La nomination d'un nouveau président et chef de la direction constituera sa priorité, a affirmé M. Tessier. Ce poste demeure vacant depuis le départ de Richard Guay, qui a démissionné en janvier dernier pour « raisons personnelles », après un congé maladie de près de deux mois.

« La Caisse évolue dans un univers où les grands spécialistes sont incontournables, et la demande constante et pressante. Il faut redonner au personnel la confiance, les motiver et les retenir », a souligné M. Tessier. Pour ce faire, le rôle du PDG est vital, estime-t-il. Une firme de chasseurs de têtes a donc été mandatée pour trouver un remplaçant à Fernand Perrault, qui assure l'intérim.

La Caisse doit aussi revoir la composition de son conseil d'administration, puisque le mandat de neuf administrateurs est échu. Le processus de sélection suit son cours, au même titre que celui du PDG, soutient Robert Tessier. Le tout devrait être bouclé rapidement, selon lui: « Il ne s'agit pas d'une question de jours, mais pas de mois non plus », a-t-il commenté.




FTQ-Construction : Des liens avec un ancien criminel

06 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - De nouvelles révélations s'ajoutent à l'enquête de Radio-Canada sur les notes de frais de l'ex-président du syndicat de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis. Mercredi, l'équipe de l'émission Enquête révélait que ce dernier s'est fait rembourser 125 000 $ de dépenses en six mois lorsqu'il était en fonction.

Sur quatre de ces factures apparaissait le nom de Raynald Desjardins, un personnage autrefois bien en vue dans le monde criminel.

Contacté par Radio-Canada à ce sujet, Raynald Desjardins a déclaré que: « Si Dupuis a eu des factures de 2500 $ c'est lui qui a payé, pas moi. S'il l'a fait, il était représentant du Fonds de solidarité. J'ai toujours eu une relation avec lui qui est très bonne. C'est mon ami à moi. Ç'a toujours été affaires, compagnies de construction, dans le temps qu'il était à la FTQ ».

Des liens professionnels

Outre ces dépenses, Radio-Canada a appris que MM. Desjardins et Dupuis entretiennent des liens professionnels. Jocelyn Dupuis oeuvre actuellement au sein de l'entreprise montréalaise SICN, spécialisée en décontamination. Selon sa carte de visite, il occupe le poste de président-directeur général.

Quant à Raynald Desjardins, il confirme travailler comme représentant pour SICN avec M. Dupuis, en plus d'être copropriétaire du groupe Samara à Anjou. « Je suis en train de monter un projet à l'international pour des plans de décontamination, ça s'arrête là », a-t-il commenté. Et d'ajouter: « Avec lui et d'autres gens, avec des ingénieurs, des gens du gouvernement en conjoncture avec d'autres personnes ».

Aujourd'hui âgé de près de 60 ans, Raynald Desjardins a été présenté dans le passé comme un des hommes forts du clan des Rizzuto et il a aussi été proche de Maurice « Mom » Boucher dans les années 90. Arrêté en 1993 à la suite d'un complot d'importation de 700 kilos de cocaïne, il a été condamné à 15 ans de prison. Il a été libéré au bout de 11 ans, après avoir vu sa demande de libération conditionnelle refusée à cinq reprises.

Commentant son passé criminel, Raynald Desjardins reconnaît avoir fait des erreurs. Il affirme être revenu dans le droit chemin depuis sa libération de prison en 2005.

Des révélations qui choquent

Par ailleurs, l'enquête de Radio-Canada suscite le mécontentement dans le domaine de la construction. « Ça nous coûte cher, vraiment cher, le syndicat. Quand tu apprends ça, après, c'est moins plaisant. Je pense qu'on va changer de syndicat », a commenté un travailleur rencontré sur un chantier.

Du côté de la FTQ, on rappelle que les syndicats affiliés sont tous autonomes et indépendants. L'organisme pourrait toutefois tenir un point de presse vendredi.

L'autre grande centrale syndicale, la CSN, reste prudente dans ses commentaires. Son président, Louis Roy, évoque des montants « exorbitants », qui peuvent « peut-être s'expliquer ». « Je ne crois pas qu'il y ait des gens ayant des notes de frais aussi élevées que ça pour des périodes aussi courtes chez nous », a-t-il ajouté.